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	<title>THEWES &#38; REUTER BLOG &#187; Thewes &amp; Reuter Legal News Informations juridiques</title>
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	<description>Legal news Luxembourg by Thewes &#38; Reuter, Avocats à la Cour</description>
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		<item>
		<title>Réforme de la loi sur les délais de paiement et les intérêts de retard</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Jun 2013 09:43:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Thewes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit civil]]></category>
		<category><![CDATA[Droit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des contrats]]></category>
		<category><![CDATA[Droit privé]]></category>
		<category><![CDATA[Application de la loi dans le temps]]></category>
		<category><![CDATA[Créances commerciales]]></category>
		<category><![CDATA[Délais de paiement]]></category>
		<category><![CDATA[Intérêt légal au Grand-Duché de Luxembourg]]></category>
		<category><![CDATA[Intérêts de retard]]></category>
		<category><![CDATA[Taux d'intérêt légal]]></category>

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		<description><![CDATA[La loi du 18 avril 2004 relative aux délais de paiement et aux intérêts de retard, dont nous avions expliqué les grands principes dans un précédent, vient d&#8217;être modifiée par une loi du 29 mars 2013 concernant la lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales. Pour une présentation générale de la loi de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La loi du 18 avril 2004 relative aux délais de paiement et aux intérêts de retard, dont nous avions expliqué les grands principes dans un précédent, vient d&#8217;être modifiée par une loi du 29 mars 2013 concernant la lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales. Pour une présentation générale de la loi de 2004, voir M. Thewes, <em>Les nouvelles règles en matière de délais de paiement</em>, <a target="_blank" title="Lien" href="http://www.droit.lu/wp-content/uploads/Regles_de_paiement.pdf">Article à télécharger</a>.</p>
<p><strong>(A) DES MODIFICATIONS QUI NE CONCERNENT QUE LES CRÉANCES COMMERCIALES</strong></p>
<p>La nouvelle loi transpose une directive du Parlement européen et du Conseil du 16 février 2011 (Directive 2011/7/UE) adoptée pour lutter contre les retards dans les transactions commerciales.</p>
<p><span style="background-color: #99ccff;">Seul le chapitre traitant des transactions entre entreprises et entre des entreprises et des pouvoirs publics est modifié par cette nouvelle législation</span>. Les règles concernant les autres créances, et notamment les règles applicables dans les relations entre consommateurs et entreprises demeurent inchangées.</p>
<p><strong>(B) LES NOUVELLES DISPOSITIONS</strong></p>
<p><strong>(a) Le délai de paiement</strong></p>
<p>La loi fixe à <span style="background-color: #99ccff;">30 jours le délai de paiement normal</span> des factures dans les relations entre entreprises et dans les relations des entreprises avec les pouvoirs publics (art. 3(3) et 4(3) de la loi modifiée du 18 avril 2004).</p>
<p>Un délai différent peut être stipulé dans le contrat, mais il ne pourra normalement pas dépasser 60 jours (art. 3(4) de la loi modifiée du 18 avril 2004). Un délai plus long que 60 jours pourra être expressément stipulé uniquement si cela ne constitue pas un abus à l&#8217;égard du créancier (art. 3(4) de la loi modifiée du 18 avril 2004).</p>
<p>Il est important de noter que les délais courent <span style="background-color: #99ccff;">sans qu&#8217;une mise en demeure ou un rappel ne soient nécessaires</span> (art. 3(1) de la loi modifiée du 18 avril 2004).</p>
<p><strong>(b) L&#8217;augmentation de la marge de 7 à 8 points</strong></p>
<p>Depuis l’entrée en vigueur de la loi modifiée du 18 avril 2004 relative aux délais de paiement et aux intérêts de retard, le taux d’intérêt applicable aux créances des transactions commerciales entre des entreprises ou entre des entreprises et des pouvoirs publics établis dans la Communauté européenne est, sauf dispositions contraires figurant dans le contrat, déterminé comme suit: le taux directeur de la Banque centrale européenne majoré d&#8217;une marge (pour plus d&#8217;informations, v. <a title="Article" href="http://blog.thewes-reuter.lu/?p=287">l&#8217;article de B. Marthoz</a> sur ce blog.</p>
<p>Avec la nouvelle loi (transposant la nouvelle directive), cette <span style="background-color: #99ccff;">marge passe de 7 points à 8 points</span>, de sorte que l&#8217;intérêt de retard commercial augmente effectivement d&#8217;un point de pourcentage. L&#8217;application de cette modification est illustrée dans le tableau récapitulatif qui se trouve à la fin de ce billet.</p>
<p><strong>(c) L&#8217;indemnisation forfaitaire du créancier</strong></p>
<p>Déjà sous l&#8217;empire de la loi de 2004 le créancier pouvait demander l&#8217;allocation d&#8217;une indemnité pour les frais de recouvrement qu&#8217;il avait dû exposer, mais il devait rapporter la preuve du coût effectif qu&#8217;il avait eu à exposer. La loi modifiée en 2013 simplifie désormais la démarche en garantissant au créancier qui doit procéder à un recouvrement une <span style="background-color: #99ccff;">indemnisation forfaitaire minimale de 40 €</span>.</p>
<blockquote><p><strong>Art. 5.</strong> (1) Lorsque des intérêts pour retard de paiement sont exigibles dans des transactions commerciales conformément à l’article 3 ou à l’article 4, le créancier est en droit d’obtenir du débiteur le paiement d’un montant forfaitaire de quarante euros.</p></blockquote>
<p>La loi précise que ce montant est exigible sans qu&#8217;un rappel soit nécessaire (art. 5(1) de la loi modifiée du 18 avril 2004).</p>
<p>Le créancier est droit de réclamer, en sus du forfait de 40 €, “une indemnisation raisonnable pour tous les autres frais de recouvrement venant en sus dudit montant forfaitaire et encourus par suite d’un retard de paiement du débiteur. Ces frais peuvent comprendre, notamment, les dépenses engagées pour faire appel à un avocat ou à une société de recouvrement de créances” (art. 5(3) de la loi modifiée du 18 avril 2004).</p>
<p><strong>(3) ENTRÉE EN VIGUEUR LE 15 AVRIL 2013</strong></p>
<p>La loi modifiée est entrée en vigueur le 15 avril 2013.</p>
<p>Le tribunal d&#8217;arrondissement de Luxembourg s&#8217;est déjà prononcé sur une question pratique importante, à savoir si la nouvelle loi s&#8217;applique aux créances antérieures à son entrée en vigueur:</p>
<blockquote><p>Les lois nouvelles qui modifient le taux légal de l&#8217;intérêt moratoire doivent s&#8217;appliquer dès leur entrée en vigueur même aux créances antérieures, et cela même dans le cas où la mise en demeure est antérieure à la nouvelle loi, pour tous les intérêts qui courront à partir de l&#8217;entrée en vigueur de cette loi (P. Roubier, <em>Le droit transitoire</em>, Dalloz, 2008, 2e éd., p. 317).</p>
<p>Il en résulte qu&#8217;à compter du 15 avril 2013, date d&#8217;entrée en vigueur de la loi du 29 mars 2013 concernant la lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales, le taux de l&#8217;intérêt applicable (&#8230;) sera le taux issu de la nouvelle loi, tandis que l&#8217;ancienne loi sera applicable aux intérêts courus jusqu&#8217;au 14 avril 2013, veille de l&#8217;entrée en vigueur de la nouvelle loi. (Trib. arr. Lux. (2e ch.), 24 mai 2013, n° 1048/13, n° 153233 du rôle).</p></blockquote>
<p>Le taux d&#8217;intérêt légal applicable aux créances commerciales change donc au 15 avril 2013, à moins que les parties n&#8217;aient prévu un taux conventionnel, qui reste alors d&#8217;application.</p>
<p><strong>(4) ÉVOLUTION DU TAUX D&#8217;INTÉRÊT COMMERCIAL</strong></p>
<p>Du fait de l&#8217;application de la nouvelle, le taux de l&#8217;intérêt légal applicable dans les relations entre les entreprises et entre une entreprise et un pouvoir public, qui n&#8217;est normalement modifié que chaque semestre, connaît cette année une modification à partir du 15 avril 2013. L&#8217;évolution du taux commercial depuis 2000 est reprise dans ce tableau:</p>
<table style="border: 1px solid #000000;" border="1" frame="border" cellspacing="2" cellpadding="8" align="left">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #0099ff;">Date</td>
<td style="background-color: #0099ff;">Taux</td>
<td style="background-color: #0099ff;"></td>
<td style="background-color: #0099ff;"> Publication</td>
</tr>
<tr>
<td scope="col" align="left"> 01/01/2000</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 5,00</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td style="text-align: left;" scope="col" align="right"> (Mémorial A, n° 9 du 9 février 2000)</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"> 01/01/2001</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 5,75</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td style="text-align: left;" align="right"> (Mémorial A, n° 141 du 29 décembre 2000)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/01/2002</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 5,00</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial A, n° 11 du 11 février 2002)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/01/2003</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 5,00</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial A, n° 1 du 6 février 2003)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/01/2004</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 4,75</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial A, n° 11 du 21 janvier 2004)</td>
</tr>
<tr>
<td> 10/05/2004</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 9,02</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 75 du 21 octobre 2004)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/07/2004</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 9,01</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 75 du 21 octobre 2004)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/01/2005</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 9,09</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 8 du 28 janvier 2005)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/07/2005</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 9,05</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 72 du 19 octobre 2005)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/01/2006</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 9,25</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 9 du 9 février 2006)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/07/2006</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 9,83</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 63 du 28 août 2006)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/01/2007</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 10,58</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 7 du 2 février 2007)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/07/2007</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 11,07</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 74 du 28 septembre 2007)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/01/2008</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 11,20</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 39 du 19 mai 2008)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/07/2008</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 11,07</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 55 du 25 juillet 2008)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/01/2009</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;">9,50</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 10 du 6 février 2009)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/07/2009</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 8,00</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 68 du 3 août 2009)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/01/2010</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 8,00</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 15 du 9 février 2010)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/07/2010</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 8,00</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 60 du 3 août 2010)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/01/2011</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 8,00</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 4 du 17 janvier 2011)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/07/2011</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 8,25</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 73 du 2 août 2011)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/01/2012</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 8,00</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 9 du 2 février 2012)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/07/2012</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 8,00</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 62 du 24 juillet 2012)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/01/2013</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 7,75</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Mémorial B, n° 13 du 28 janvier 2013)</td>
</tr>
<tr>
<td> 15/04/2013</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;"> 8,75</td>
<td style="background-color: #99ccff;"> %</td>
<td> (Application de la loi du 29 mars 2013, Mém. A, n° 67)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/07/2013</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;">8,50</td>
<td style="background-color: #99ccff;">%</td>
<td> (Mémorial B, n° 72 du 22 juillet 2013)</td>
</tr>
<tr>
<td> 01/01/2014</td>
<td style="background-color: #99ccff; text-align: right;">8,25</td>
<td style="background-color: #99ccff;">%</td>
<td> (Mémorial B, n° 13 du 6 février 2014)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong> </strong></p>
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]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La CJUE confirme la responsabilité de l&#8217;organisateur de voyages et de son assureur, même en cas d&#8217;insolvabilité frauduleuse</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 17:06:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Marthoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de la consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Droit européen]]></category>
		<category><![CDATA[Droit privé]]></category>
		<category><![CDATA[Droits du voyageur]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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		<category><![CDATA[organisateur de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[remboursement]]></category>
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		<category><![CDATA[voyageurs]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;obligation de l&#8217;organisateur du voyage de disposer de garanties suffisantes pour assurer, en cas d&#8217;insolvabilité, le remboursement du prix du voyage et le rapatriement du voyageur s&#8217;applique indépendamment des causes de l&#8217;insolvabilité &#160; La Cour de Justice de l&#8217;Union Européenne a rendu un arrêt sur question préjudicielle le 16 février 2012. La question émanait d&#8217;une [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://blog.thewes-reuter.lu/wp-content/uploads/plane.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-493" title="plane" src="http://blog.thewes-reuter.lu/wp-content/uploads/plane.jpg" alt="" width="174" height="144" /></a>L&#8217;obligation de l&#8217;organisateur du voyage de disposer de garanties suffisantes pour assurer, en cas d&#8217;insolvabilité, le remboursement du prix du voyage et le rapatriement du voyageur s&#8217;applique indépendamment des causes de l&#8217;insolvabilité</p>
<blockquote><p>&nbsp;</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">La Cour de Justice de l&#8217;Union Européenne a rendu un arrêt sur question préjudicielle le <a target="_blank" href="http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?text=&amp;docid=119507&amp;pageIndex=0&amp;doclang=fr&amp;mode=doc&amp;dir=&amp;occ=first&amp;part=1&amp;cid=1081013">16 février 2012</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">La question émanait d&#8217;une juridiction allemande qui avait été saisie d&#8217;une demande de remboursement d&#8217;un voyage à forfait formulée par un consommateur floué par l&#8217;organisateur de voyages, qui avait détourné les montants payés et était ensuite devenu insolvable.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;affaire touchait donc à l&#8217;application de l&#8217;article 7 de la directive 90/314/CEE du 13 juin 1990 concernant les voyages, vacances  et circuits à forfait. En effet, cette directive vise entre autres à garantir que, en cas  d’insolvabilité ou de faillite de l&#8217;organisateur du voyage, le voyageur  soit rapatrié et remboursé des frais qu&#8217;il a déjà payés. À cette fin,  elle fait peser sur l&#8217;organisateur du voyage l&#8217;obligation de justifier  de garanties suffisantes propres à assurer, dans un tel cas, ce  rapatriement et ce remboursement. Dans le cadre de la transposition de cette directive en droit allemand, le code civil  allemand a été modifié et prévoit que  l’organisateur du voyage doit garantir que le voyageur se verra  rembourser le prix du voyage payé si les prestations de voyage n’ont pas  été fournies en raison de son insolvabilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Les voyageurs ont donc assigné la compagnie d&#8217;assurance de l&#8217;organisateur de voyages en remboursement de leur voyage. Dans sa défense, la compagnie d&#8217;assurance faisait valoir que l&#8217;insolvabilité de l&#8217;organisateur de voyages était frauduleuse, ce qui excluait <em>- selon elle -</em> toute intervention de sa part <em>- et donc tout remboursement -</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Landgericht Hamburg a saisi la Cour de justice de la question de savoir si la protection des voyageurs s&#8217;applique également lorsque l&#8217;insolvabilité est due au comportement frauduleux de l&#8217;organisateur du voyage.</p>
<p style="text-align: justify;">La Cour a répondu à la question comme en confirmant que la protection conférée aux voyageurs par la directive en cas d’insolvabilité de l’organisateur du voyage à forfait s’applique même lorsque cette insolvabilité est due au comportement frauduleux de celui-ci. En effet, la directive vise précisément à prémunir le voyageur contre les conséquences de l&#8217;insolvabilité, quelles qu&#8217;en soient les causes. Dès lors, le fait que l&#8217;insolvabilité de l&#8217;organisateur du voyage soit due à son comportement frauduleux ne saurait constituer un obstacle ni au remboursement des fonds versés pour le voyage ni au rapatriement du voyageur.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour information, au Luxembourg, le voyage à forfait était régi par la loi du 14 juin 1994 portant  réglementation des conditions d’exercice des activités relatives à  l’organisation et à la vente de voyages ou de séjours et portant  transposition de la directive 90/314/CEE du 13 juin 1990 concernant les voyages, vacances et circuits à forfait. Désormais, ce sont les articles L-225-1 et suivants du Code de la consommation qui régissent les voyages à forfait. En effet, la loi du 8 avril 2011 introduisant le Code de la consommation a abrogé la loi modifiée du 14 juin 1994. L&#8217;article L.225-6 du Code de la consommation prévoit également cette obligation d&#8217;assurance de l&#8217;organisateur de voyages à forfait, en ce sens:</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>L’agent de voyages doit justifier d’une garantie financière suffisante en fonction du programme d’activités dans le domaine des voyages, vacances ou circuits à forfait, propre à assurer, en cas de faillite ou d’insolvabilité, le remboursement aux acheteurs des fonds reçus au titre des prestations énumérées à l’article L. 225-1, et résultant de l’engagement d’un organisme  de garantie collective, d’un établissement de crédit ou d’une entreprise d’assurance crédit et caution, cette garantie financière incluant les frais de rapatriement éventuel et devant, en ce cas, être immédiatement mobilisable sur le territoire national.<br />
Le montant, les modalités et l’utilisation de la garantie financière sont fixés par règlement grand-ducal.<br />
Il doit en outre justifier d’une assurance garantissant les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile professionnelle</em>.»</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ce qui concerne précisément les droits et obligations des voyageurs dans le cadre d&#8217;un voyage à forfait, nous vous renvoyons à un précédent post publié sur le blog. Cliquez <a href="http://blog.thewes-reuter.lu/?p=480">ICI</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Taux des intérêts de retard sur des créances résultant de transactions commerciales</title>
		<link>http://blog.thewes-reuter.lu/?p=949</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 09:38:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Marthoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit administratif]]></category>
		<category><![CDATA[Droit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[Droit de la consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Marchés publics]]></category>

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		<description><![CDATA[Le taux marginal des intérêts de retard sur des créances résultant de transactions commerciales vient d’être publié au Mémorial B de ce jeudi 2 février 2012. Ce taux marginal est maintenu à 1. Pendant le 1er semestre 2012 le taux applicable aux transactions commerciales est donc de 8% l’an. Cette publication intervient en application de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a target="_blank" href="http://blog.thewes-reuter.lu/wp-content/uploads/Percentage-square.gif"><img class="size-full wp-image-320 alignleft" title="Percentage square" src="http://blog.thewes-reuter.lu/wp-content/uploads/Percentage-square.gif" alt="" width="250" height="250" /></a>Le taux marginal des intérêts de retard  sur des créances résultant de transactions commerciales vient  d’être publié au <a href="http://www.legilux.public.lu/adm/b/archives/2012/0009/b009.pdf">Mémorial B de ce jeudi 2 février 2012</a>. Ce taux  marginal est maintenu à 1. Pendant le 1<sup>er</sup> semestre 2012 le taux applicable aux transactions commerciales est donc de 8% l’an.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette publication intervient en  application de l&#8217;article 5(2) de la loi du 18 avril 2004 relative aux  délais de paiement et aux  intérêts de retard.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis l’entrée en vigueur de cette loi , le taux d’intérêt applicable aux créances des transactions commerciales  entre des entreprises ou entre des entreprises et des pouvoirs publics  établis dans la Communauté européenne est déterminé comme suit:</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="background-color: #c0c0c0;"><strong>Le taux  directeur de la Banque centrale européenne + le taux marginal, sauf  dispositions contraires figurant dans le contrat. </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">La loi prévoit la  publication de ce taux au début de chaque semestre (chapitre 1<sup>er</sup> de la loi, articles 1er à 10).</p>
<p style="text-align: justify;">Pour rappel, il ne faut pas confondre le taux du sur les créances commerciales avec le taux de l’intérêt légal applicable aux créances résultant de contrats conclus entre un professionnel et un consommateur  (chapitre 2 de la loi, articles 11 à 15). Le taux de l’intérêt légal  applicable pour l’année civile 2012 a été publié au <a target="_blank" href="http://www.legilux.public.lu/leg/a/archives/2011/0255/a255.pdf">Mémorial A du 16 décembre 2011</a>. Il est fixé à 3,50 % l&#8217;an (comme en 2011).</p>
<p style="text-align: justify;">Pour un rappel des principes applicables en la matière, v. Marc Thewes, <em>Les nouvelles règles en matière de délais de paiement</em>, Lien: <a target="_blank" href="http://www.droit.lu/wp-content/uploads/Regles_de_paiement.pdf" target="_blank">Article</a></p>
<p style="text-align: justify;">Voyez également les précédents posts relatifs à ce sujet:</p>
<p style="text-align: justify;">- <a href="http://blog.thewes-reuter.lu/?p=568">en ce qui concerne le taux d&#8217;intérêt légal</a></p>
<p style="text-align: justify;">- <a href="http://blog.thewes-reuter.lu/?p=287">en ce qui concerne l&#8217;historique des taux d&#8217;intérêt de retard sur des créances résultant de transactions commerciales</a></p>
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		<title>Quelle responsabilité en cas de chute dues aux intempéries d&#8217;hiver?</title>
		<link>http://blog.thewes-reuter.lu/?p=916</link>
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		<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 12:13:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Thewes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit privé]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité civile]]></category>
		<category><![CDATA[Chute due aux intempéries d'hiver]]></category>
		<category><![CDATA[Chutes de neige abondantes]]></category>
		<category><![CDATA[Etant anormal du chemin (non)]]></category>
		<category><![CDATA[Propriété privé]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout un chacun se souvient des abondantes chutes de neige de l&#8217;hiver dernier et certains lecteurs de ce blog ont sans doute un souvenir douloureux des chutes dont ils ont été victimes à l&#8217;époque, ou des courbatures consécutives à l&#8217;effort de déneigement. Même s&#8217;il n&#8217;a pas encore neigé cet hiver, un jugement récent du tribunal [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tout un chacun se souvient des abondantes chutes de neige de l&#8217;hiver dernier et certains lecteurs de ce blog ont sans doute un souvenir douloureux des chutes dont ils ont été victimes à l&#8217;époque, ou des courbatures consécutives à l&#8217;effort de déneigement.</p>
<p>Même s&#8217;il n&#8217;a pas encore neigé cet hiver, un jugement récent du tribunal d&#8217;arrondissement de Luxembourg permet de rappeler quelques principes régissant la matière.</p>
<p>Il s&#8217;agissait, pour les juges, de se prononcer sur la responsabilité pour une chute due à une plaque de verglas cachée sous la neige<sup><a href="http://blog.thewes-reuter.lu/?p=916#footnote_0_916" id="identifier_0_916" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Tribunal d&rsquo;arrondissement de Luxembourg, 6e Chambre, 27.10.2011, n&deg; 1174/2011. L&rsquo;affaire &eacute;tait jug&eacute;e par une section commerciale car, par le m&eacute;canisme de l&rsquo;action directe, seul l&rsquo;assureur en responsabilit&eacute; civile du propri&eacute;taire se trouvait attrait en justice">1</a></sup>. En tombant, la victime s&#8217;était cassé le poignet.</p>
<p>Il n&#8217;était pas contesté que la victime avait glissé sur une plaque de verglas située sur le chemin d&#8217;accès à une propriété privée. L&#8217;accident s&#8217;était donc produit sur un terrain privé. S&#8217;il s&#8217;était agi du trottoir, la responsabilité de la commune aurait été en cause<sup><a href="http://blog.thewes-reuter.lu/?p=916#footnote_1_916" id="identifier_1_916" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Jean-Claude Wiwinius, &ldquo;Les accidents dus aux intemp&eacute;ries d&rsquo;hiver&rdquo;, Feuille de liaison de la Conf&eacute;rence St.-Yves n&deg; 69; Georges Ravarani, La responsabilit&eacute; civile des personnes priv&eacute;es et publiques, &eacute;d. Pasicrisie luxembourgeoise">2</a></sup> .</p>
<p>Il y avait clairement eu contact entre la victime et la plaque de verglas, ce qui est une condition d&#8217;application de la responsabilité du fait des choses inanimées prévue par l&#8217;article 1384, al. 1<sup>er</sup> du Code civil, mais le rôle causal du sol,  c&#8217;est-à-dire son comportement anormal, soit par son état, soit par sa position, soit par son caractère dangereux, étaient contestés.</p>
<p>Et c&#8217;est sur ce fondement que les juges rejettent la demande, considérant que les circonstances font que la victime aurait du s&#8217;attendre à la présence de plaques de verglas et faire preuve d&#8217;une prudence toute particulière:</p>
<blockquote><p>L&#8217;état peu praticable d&#8217;une chaussée n&#8217;est cependant pas toujours considéré comme exceptionnel ou inhabituel. Ainsi, en hiver la présence de verglas sur les routes ou trottoirs peut ne pas être exceptionnelle et donc être considérée comme état normal avec lequel tout piéton doit compter (G. Ravarani, La responsabilité civile des personnes privées et publiques, n° 486).</p>
<p>Il est constant en cause, et non autrement contesté, que l&#8217;accident s&#8217;est produit le 3 février 2010 vers 8.10 heures du matin. Le certificat d&#8217;intempérie délivré par le service météorologique de Luxembourg renseigne que pendant la nuit du 2 au 3 février 2010, les températures variaient entre 0,1 (à 18.00 h le 2 février) et 2,9° C (à 8.00 le 3 février), tandis que le sol était, depuis plusieurs jours, recouvert d&#8217;une couche de neige d&#8217;environ 16 cm laquelle a atteint, suite à des chutes de neige abondantes, 21 cm vers 01 heure du matin. Il indique également que la neige a ensuite commencé à fondre et que son épaisseur atteignait 12 cm vers 07 heures du matin, les chutes de neige s&#8217;alternant avec la pluie dès le milieu de la nuit et la pluie reprenant le dessus à partir de 6.00 heures du matin.</p>
<p>Il est dès lors constant que l&#8217;accident s&#8217;est produit pendant une période hivernale exceptionnelle, lors de laquelle les températures ne dépassaient guère 0° Celsius et la neige était tombée en abondance. La demanderesse devait donc s&#8217;attendre à ce qu&#8217;une plaque de verglas se soit formée sous la neige fondante, et elle aurait dû redoubler de prudence, ce d&#8217;autant plus que l&#8217;entrée est en pente légère, qu&#8217;il avait neigé pendant une bonne partie de la nuit, que la température extérieure était inférieure à 3° Celsius et qu&#8217;il était tôt le matin, la salle d&#8217;attente et le cabinet médical n&#8217;étant même pas ouverts.</p>
<p>Pour prospérer dans son action, elle doit dès lors prouver qu&#8217;au moment de l&#8217;accident, les conditions étaient telles que la formation d&#8217;une plaque de verglas sous la fonte de neige présentait néanmoins un caractère exceptionnel. Aucune telle preuve n&#8217;étant cependant alléguée ou rapportée en l&#8217;espèce, l&#8217;état anormal du sol au moment de l&#8217;accident reste à être établi. Il en suit que les conditions d&#8217;application de l&#8217;article 1384, alinéa 1<sup>er</sup> du Code civil ne sont pas remplies et que la demande est à déclarer irrecevable sur cette base.</p>
<p>(Tribunal d&#8217;arrondissement de Luxembourg, 6<sup>e</sup> Chambre, 27.10.2011, n° 1174/2011)</p></blockquote>
<p>La victime reprochait encore au propriétaire d&#8217;être en faute, sur le fondement des articles 1382 et 1383 du Code civil cette fois, pour n&#8217;avoir pas dégagé l&#8217;accès de son immeuble. Là encore, cependant, le tribunal absout celui dont la responsabilité était recherchée.</p>
<blockquote><p>Aucune faute ou négligence en relation causale avec la chute n&#8217;est cependant établie à charge [du propriétaire], dès lors qu&#8217;au vu des conditions météorologiques qui ont régné le jour de l&#8217;accident, aucun défaut d&#8217;entretien du sol ne saurait être retenu à sa charge.</p>
<p>(Tribunal d&#8217;arrondissement de Luxembourg, 6<sup>e</sup> Chambre, 27.10.2011, n° 1174/2011)</p></blockquote>
<p>La position retenue par les juges dans cette affaire est conforme avec la jurisprudence de la Cour de cassation, qui a décidé en 2002 que</p>
<blockquote><p>Un trottoir couvert d&#8217;une couche de neige sur lequel glisse un piéton n&#8217;est pas dans un état anormal lorsque au moment de l&#8217;accident la neige n&#8217;a pas encore cessé de tomber.</p>
<p>(Cass., 6 juin 2002, <em>Pas. lux.</em>, t. 32, p. 171)</p></blockquote>
<p>L&#8217;arrêt visé au pourvoi avait décidé que</p>
<blockquote><p>(La présence de neige sur un trottoir) au début du mois de février constitue un phénomène normal avec lequel les usagers doivent compter en hiver. Comme la neige n&#8217;avait pas encore cessé de tomber au moment de l&#8217;accident, il y avait de fortes chances que les routes et les trottoirs étaient glissants. Toute personne moyennement prudente et vigilante devait donc s&#8217;attendre dans cdes conditions météorologiques pareilles à des trottoirs enneigés et verglacés. Ainsi chaque piéton avait l&#8217;obligation de redoubler de prudence en y marchant. Il en découle que le trottoir où la partie appelante a fait une chute n&#8217;était pas dans les circonstances de temps et de lieu prédécrites dans un état anormal au moment de l&#8217;accident.</p>
<p>(Cour d&#8217;appel, 7e Ch., 19.6.2011, n° 24750 du rôle)</p></blockquote>
<p>Les décisions citées ne signifient évidemment pas que le propriétaire peut impunément négliger de déblayer la neige. La présence de neige ou de verglas devient en effet anormale lorsque, au regard des circonstances, on peut considérer que le propriétaire avait eu le temps de les enlever.</p>
<blockquote><p>Si présence de verglas sur un trottoir en hiver est considéré comme une situation normale avec laquelle les usagers doivent compter, la présence de neige ou de verglas est à considérer comme anormale si le trottoir n&#8217;est pas déblayé durant plusieurs jours précédant l&#8217;accident, surtout s&#8217;il a cessé de neiger les jours précédant la chute.</p>
<p>(Tribunal d&#8217;arrondissement de Luxembourg, 14.1.1998, n° 41/98, rôle 55889)</p></blockquote>
Notes<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_916" class="footnote">Tribunal d&#8217;arrondissement de Luxembourg, 6<sup>e</sup> Chambre, 27.10.2011, n° 1174/2011. L&#8217;affaire était jugée par une section commerciale car, par le mécanisme de l&#8217;action directe, seul l&#8217;assureur en responsabilité civile du propriétaire se trouvait attrait en justice</li><li id="footnote_1_916" class="footnote">Jean-Claude Wiwinius, “Les accidents dus aux intempéries d&#8217;hiver&#8221;, <em>Feuille de liaison de la Conférence St.-Yves</em> n° 69; Georges Ravarani, <em>La responsabilité civile des personnes privées et publiques</em>, éd. Pasicrisie luxembourgeoise</li></ol>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>La Cour d&#8217;appel refuse de reconnaître un droit de rétention à un syndic d&#8217;immeubles</title>
		<link>http://blog.thewes-reuter.lu/?p=879</link>
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		<pubDate>Mon, 03 Oct 2011 12:55:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Thewes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Copropriété]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des contrats]]></category>
		<category><![CDATA[Droit privé]]></category>
		<category><![CDATA[Droit de rétention]]></category>
		<category><![CDATA[Syndic d'immeubles]]></category>

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		<description><![CDATA[Saisie d&#8217;un litige opposant un syndicat de copropriétaires à son ancien syndic, la Cour vient de se prononcer sur l&#8217;éventuel droit de rétention du syndic à l&#8217;égard des pièces qu&#8217;il détient. En première instance, un juge des référés a condamné le syndic à remettre au syndicat des copropriétaires toutes les pièces relatives aux exercices 1999 [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Saisie d&#8217;un litige opposant un syndicat de copropriétaires à son ancien syndic, la Cour vient de se prononcer sur l&#8217;éventuel droit de rétention du syndic à l&#8217;égard des pièces qu&#8217;il détient.</p>
<p>En première instance, un juge des référés a condamné le syndic à remettre au syndicat des copropriétaires toutes les pièces relatives aux exercices 1999 à 2009 sous peine d’astreinte.</p>
<p>A l&#8217;appui de son appel, l&#8217;ancien syndic argumentait qu&#8217;il attendait encore un paiement de la part du syndicat. et que l&#8217;existence de cette créance justifiait l&#8217;exercice du droit de rétention.</p>
<p>L&#8217;argument ne fut pas accueilli par la Cour, pour qui:</p>
<blockquote><p>Le syndic ne dispose pas d’un droit de rétention sur les archives du syndicat même s’il est titulaire d’une créance certaine contre ce dernier. C’est dès lors à raison que la remise des pièces fut ordonnée en première instance.</p></blockquote>
<p>Signalons que la créance que le syndic faisait valoir se chiffrait à seulement 434,11 € de sorte que la rétention de de dix années d&#8217;archives apparaît également comme disproportionnée.</p>
<p>(Références de la décision citée: Cour d&#8217;appel, 7<sup>e</sup> Chambre, 28 septembre 2011, n° 37141 du rôle)</p>
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		<title>Le nouveau Code la consommation luxembourgeois &#8211; Premières impressions</title>
		<link>http://blog.thewes-reuter.lu/?p=708</link>
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		<pubDate>Wed, 13 Apr 2011 13:18:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Pacary</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de la consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Code de la consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Credit à la consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Délai de rétractation]]></category>
		<category><![CDATA[Notion de consommateur et de profssionnel]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Luxembourg vient d&#8217;adopter la loi du 8 avril 2011 portant introduction d’un Code de la consommation (Mémorial du 12 avril 2011). Le Code de la consommation est entré en vigueur le 15 avril 2011 (à l’exception de certaines dispositions visées à l’article L-224-27). L’adoption du Code de la consommation est l’aboutissement d’une volonté politique [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="color: #000000">Le Luxembourg vient d&#8217;adopter la <a target="_blank" href="http://www.legilux.public.lu/leg/a/archives/2011/0069/a069.pdf#page=2">loi du 8 avril 2011 portant introduction d’un Code de la consommation</a> (Mémorial du 12 avril 2011).</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #000000">Le Code de la consommation est entré en vigueur le 15 avril 2011 (à l’exception de certaines dispositions visées à l’article L-224-27).</span></p>
<p style="text-align: justify">L’adoption du Code de la consommation est l’aboutissement d’une volonté politique émise lors du programme gouvernemental de 2004. Le projet de loi portant introduction du Code de la consommation a été déposé à la Chambre des Députés en mai 2008 et a terminé son parcours législatif par le vote de la Chambre des Députés du 5 avril 2011.</p>
<p style="text-align: justify">Le Luxembourg est entré dans le club des pays ayant codifié leur droit de la consommation, à l&#8217;instar de la France et de l&#8217;Italie.</p>
<p style="text-align: justify">Mais qu&#8217;est-ce qu&#8217;entraîne l&#8217;adoption du Code de la consommation ?</p>
<p style="text-align: center"><span style="font-weight: bold;color: #333300">VOLONTE DE SIMPLIFICATION ET DE COHERENCE DU DROIT DE LA CONSOMMATION</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="background-color: #ffffff">Cohérence et accessibilité a<span style="color: #000000">ccrue</span></span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #000000">L’objectif de ce projet d’envergure est de regrouper de façon cohérente dans un seul corps de texte les législations jusqu&#8217;ici dispersées relatives à la protection juridique des consommateurs.</span></p>
<p style="text-align: justify">Par son unicité et sa structure cohérente, le Code permet un accès plus aisé aux dispositions protectrices des intérêts juridiques des consommateurs pour les praticiens du droit, pour les professionnels et les consommateurs.</p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="color: #000000">Codification à droit constant</span></strong></p>
<p style="text-align: justify">Le Code de la consommation regroupe la plupart des textes relatifs à la protection juridique du consommateur, à l’exception notable de la loi modifiée du 16 juillet 1987 concernant le colportage, la vente ambulante, l’étalage de marchandises et la sollicitation de commandes.</p>
<p style="text-align: justify">La liste exacte des textes légaux qui intègrent le Code de la consommation est contenue à l&#8217;<a target="_blank" href="http://www.legilux.public.lu/leg/a/archives/2011/0069/a069.pdf#page=2">a</a><a target="_blank" href="http://www.legilux.public.lu/leg/a/archives/2011/0069/a069.pdf#page=2">rticle 2 de la loi du 8 avril 2011</a> (qui prononce leur abrogation). Le lecteur se rapportera utilement à l&#8217;article &#8220;Contenu du Code de la consommation&#8221; qui énumère les matières que le Code contient.</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;intégration de ces textes dans le Code de la consommation n&#8217;a pas pour effet de modifier les dispositions qu&#8217;ils contiennent, à quelques exceptions près.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Réintégration des parties scindées</strong></p>
<p style="text-align: justify">Le projet initial du Code de la Consommation avait dû subir deux scissions afin d&#8217;éviter une condamnation européenne pour non respect de son obligation d&#8217;adapter sa législation au droit européen.</p>
<p style="text-align: justify">Le Code de la consommation « réintègre » ainsi des dispositions contenues dans le projet de loi initial et qui avaient fait l’objet de deux lois éphémères :</p>
<p style="text-align: justify">- la <a target="_blank" href="http://www.legilux.public.lu/leg/a/archives/2008/0055/a055.pdf">loi du 23 avril 2008 relative à la recherche et à la sanction des violations des droits des consommateurs</a>, qui visait à mettre en œuvre le Règlement 2006/2004 relatif à la coopération en matière de protection des consommateurs ; les dispositions de cette loi sont intégrées dans le Livre III du Code de la consommation;</p>
<p style="text-align: justify">- la <a target="_blank" href="http://www.legilux.public.lu/leg/a/archives/2009/0088/a088.pdf#page=2">loi du 29 avril 2009 relative aux pratiques commerciales déloyales</a> qui avait transposé en droit Luxembourg la directive 2005/29/CE portant le même intitulé ; les dispositions de cette loi font l’objet des articles L.121-1 à L.221-8 du Code de la consommation.</p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="color: #000080"><span style="color: #000000">QUELQUES MODIFICATIONS ET INNOVATIONS DU DROIT DE LA CONSOMMATION</span></span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #000000">Certaines dispositions qui intègrent le Code de la consommation ont fait l’objet d&#8217;un lifting législatif, tandis que l&#8217;adoption du Code de la consommation a été l&#8217;occasion de créer quelques nouvelles dispositions.</span></p>
<p style="text-align: justify">Ces nouveautés ont été dictées au législateur par l&#8217;objectif de cohérence et de simplification du droit de la consommation qu&#8217;il s&#8217;était fixé.</p>
<p style="text-align: justify">Sans vouloir être exhaustifs, nous citerons à titre d’exemples :</p>
<p style="text-align: justify"><span style="text-decoration: underline">des innovations:</span></p>
<ul style="text-align: justify">
<li>les notions de « <strong>consommateur</strong> » et de « <strong>professionnel</strong> » sont à présent définies de manière générale (article L.010-1);</li>
<li>l’<strong>obligation générale d’information du professionnel</strong> (article L.111-1);</li>
</ul>
<p style="text-align: justify"><span style="text-decoration: underline">des modifications :</span></p>
<ul>
<li>le <span style="font-weight: bold">délai de rétractation</span> est uniformisé à 14 jours calendriers pour les contrats concernés (article L.221-3) (il reste toutefois de 7 jours ouvrables pour les contrats à distance);</li>
<li>le régime légal des <span style="font-weight: bold">c</span><span style="font-weight: bold">ontrats à distance</span> entre consommateur et professionnel est désormais le même quelque que soit le moyen de communication utilisé (neutralité technologique) (article L.222-1 à L.222-23).</li>
</ul>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #000000">LE CODE TRANSPOSE DEUX DIRECTIVES </span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="color: #000080"> </span></strong><span style="color: #000000">La promulgation du Code de la consommation entraîne également la transposition en droit luxembourgeois de deux directives :</span></p>
<ul>
<li>la <a target="_blank" href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:033:0010:0030:FR:PDF">directive 2008/122/CE relative aux <span style="font-weight: bold">contrats d’utilisation de biens à temps partagé</span></a>, contrats de produits de vacances à long terme et contrat de revente et d’échange (dite directive « timeshare »), dont la transposition fait l’objet des articles L.223-1 à L.223-13 du Code de la consommation;</li>
<li><span style="color: #000000">la <a target="_blank" href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2008:133:0066:0092:FR:PDF">directive 2008/48/CE concernant les c<span style="font-weight: bold">ontrats de crédit aux consommateurs</span></a>, dont la transposition fait l’objet des articles L.224-1 à L.224-27 du Code de la consommation. Nous consacrerons dans les prochains jours un article séparé à une </span>énumération des principales innovations qu&#8217;entraîne la transposition de cette directive.</li>
</ul>
<p style="text-align: center"><strong>VERS UNE MEILLEURE PROTECTION?</strong></p>
<p style="text-align: justify">Le Code de la consommation n&#8217;entraîne pas une révolution de la protection juridique des consommateurs au Luxembourg. Sans être véritablement novateur sur la protection juridique des consommateurs sur le fond, il  permettra certainement à tous les acteurs concernés de mieux connaître leur droits et/ou leurs obligations dans leurs relations de consommation.</p>
<p style="text-align: justify">C&#8217;est en ce sens qu&#8217;il devrait renforcé à la fois la sécurité juridique et la protection juridique du consommateur.</p>
<p style="text-align: justify">Liens :</p>
<p style="text-align: justify"><a target="_blank" href="http://www.legilux.public.lu/leg/a/archives/2011/0069/a069.pdf#page=2">loi du 8 avril 2011 portant introduction d’un Code de la consommation</a></p>
<div style="border: 1px solid black;float: center;width: 90%;margin: 12px;padding: 12px">
<p style="text-align: justify">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><em>À suivre&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify">Cet article est une introduction à la matière. Nous publions dans les prochains jours une série d&#8217;autres articles plus spécifiques sur:</p>
<p style="text-align: justify">- La structure et la numérotation du Code de la consommation</p>
<p style="text-align: justify">- Le contenu du Code de la consommation</p>
<p style="text-align: justify">- Le nouveau droit du crédit à la consommation</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<p style="text-align: justify">Note: There is an email link embedded within this post, please visit this post to email it.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La crise économique n&#8217;est pas un cas de force majeure</title>
		<link>http://blog.thewes-reuter.lu/?p=639</link>
		<comments>http://blog.thewes-reuter.lu/?p=639#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Mar 2011 17:25:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Thewes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des contrats]]></category>
		<category><![CDATA[Cas de force majeure]]></category>

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		<description><![CDATA[Assignée par une banque en remboursement d&#8217;un prêt dont elle n&#8217;avait pas effectué les remboursements aux échéances convenues, une société a récemment fait valoir qu&#8217;elle devait être libérée de l&#8217;obligation de remboursent en raison de la survenance de la crise économique en Grèce et de l&#8217;impact de celle-ci sur son activité. La disposition invoquée était l&#8217;article [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Assignée par une banque en remboursement d&#8217;un prêt dont elle n&#8217;avait pas effectué les remboursements aux échéances convenues, une société a récemment fait valoir qu&#8217;elle devait être libérée de l&#8217;obligation de remboursent en raison de la survenance de la crise économique en Grèce et de l&#8217;impact de celle-ci sur son activité.</p>
<p style="text-align: justify;">La disposition invoquée était l&#8217;article 1148 du Code civil, lequel dispose que <em>«Il n&#8217;y a lieu à aucuns dommages et intérêts lorsque, par suite d&#8217;une force majeure ou d&#8217;un cas fortuit, le débiteur a été empêché de donner ou de faire ce à quoi il était obligé, ou a fait ce qui lui était interdit»</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour sa défense, la débitrice demandait au tribunal de reconnaître que <em>«la crise économique est un événement imprévisible, irrésistible et extérieur à son activité, de sorte que les critères de la force majeure son remplis»</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà qui ne manquait pas d&#8217;inventivité mais l&#8217;argument, on s&#8217;en doute, n&#8217;a pas trouvé grâce aux yeux du tribunal:</p>
<blockquote style="text-align: justify;"><p>Face au non-paiement des remboursements, X. affirme avoir été dans l&#8217;impossibilité de rembourser le prêt suite à la survenance d&#8217;un cas de force majeure, à savoir la crise économique en Grèce.</p>
<p>La force majeure, si certains critères sont remplis, peut avoir comme conséquence d&#8217;exonérer une personne de la responsabilité qui normalement pèserait sur elle. Pour valoir exonération, il est nécessaire que la force majeure remplisse les caractères d&#8217;extériorité, d&#8217;irrésistibilité et d&#8217;imprévisibilité.</p>
<p>En matière contractuelle, l&#8217;irrésistibilité prend la forme d&#8217;une impossibilité d&#8217;exécuter, qui est à distinguer de la difficulté d&#8217;exécuter ou encore de l&#8217;exécution plus onéreuse que prévue, ces dernières étant insuffisantes pour constituer le cas fortuit (Encyclopédie Dalloz, Force majeure). Elle doit être totale et définitive,l&#8217;impossibilité temporaire ou partielle ne constituant pas un cas de force majeure (G. Ravarani, La responsabilité civile, 2e éd., p. 753).</p>
<p>En l&#8217;espèce, la partie défenderesse soutient que l&#8217;inexécution de ses obligations contractuelles n&#8217;est que momentanée et non pas définitive, et qu&#8217;elle reprendra le remboursement du prêt dès que la situation de l&#8217;économie en Grèce s&#8217;améliore.</p>
<p>Même à supposer, ce qui serait encore à vérifier, que la crise économique était imprévisible pour la partie défenderesse au moment de la conclusion du prêt et qu&#8217;elle soit externe à X., il y a lieu de constater que la survenance de la crise économique en Grèce ne remplit pas le critère de l&#8217;irrésistibilité par rapport à la partie défenderesse et que les critères de la force majeure ne sont pas remplis en l&#8217;espèce.</p>
<p>En outre, il convient de noter que la partie défenderesse reste en défaut de rapporter la preuve d&#8217;un quelconque lien causal entre la crise économique et le non-remboursement du prêt.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Références de la décision citée: Tribunal d&#8217;arrondissement de Luxembourg, 6e Chambre, 17 février 2011, n° 267/2011</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Taux d&#8217;intérêt légal pour l&#8217;année 2011: 3,50%</title>
		<link>http://blog.thewes-reuter.lu/?p=568</link>
		<comments>http://blog.thewes-reuter.lu/?p=568#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 09 Feb 2011 17:04:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Marthoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de la consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Droit privé]]></category>
		<category><![CDATA[Veille législative]]></category>
		<category><![CDATA[Droit contractuel]]></category>
		<category><![CDATA[Recouvrement de créances]]></category>
		<category><![CDATA[Taux d'intérêt légal]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Règlement grand-ducal du 1er février 2011 portant fixation du taux de l’intérêt légal pour l’an 2011 a été publié au Mémorial A de ce mercredi 9 février 2011. Le taux d&#8217;intérêt légal est fixé à 3,50% pour l&#8217;année 2011. Il s&#8217;agit d&#8217;une publication qui intervient en application de l&#8217;article 14 de la loi modifiée [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Règlement grand-ducal du 1<sup>er</sup> février 2011 portant fixation du taux de l’intérêt légal pour l’an 2011 a été publié au <a target="_blank" href="http://www.legilux.public.lu/leg/a/archives/2011/0022/a022.pdf">Mémorial A</a> de ce mercredi 9 février 2011.</p>
<p style="text-align: justify;">Le taux d&#8217;intérêt légal est fixé à 3,50% pour l&#8217;année 2011.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s&#8217;agit d&#8217;une publication qui intervient en application de l&#8217;article 14 de la loi modifiée du 18 avril 2004 relative aux délais de paiement et aux intérêts de retard. Le taux d&#8217;intérêt légal trouve lors application que dans le cadre:</p>
<ul>
<li>des créances résultant de contrats conclus entre un professionnel et un consommateur;</li>
<li>des condamnations judiciaires dans des affaires non commerciales (le taux d&#8217;intérêt pouvant par ailleurs être majoré de trois points à l’expiration d’un délai de trois mois à compter de la signification du jugement, à la demande du créancier).</li>
<li>des créances qui ne peuvent être qualifiées de &#8220;commerciales&#8221;, telles que définies dans le chapitre 1<sup>er</sup> de la loi du 18 avril 2004.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Pour un rappel des principes applicables en la matière, v. Marc Thewes, <em>Les nouvelles règles en matière de délais de paiement</em>, Lien: <a target="_blank" href="http://www.droit.lu/wp-content/uploads/Regles_de_paiement.pdf">Article</a></p>
<p style="text-align: justify;">Il ne faut pas confondre le taux de l&#8217;intérêt légal avec celui qui est d&#8217;application dans les créances commerciales. Pour l&#8217;évolution du taux commercial, voyez ce précédent <a href="http://blog.thewes-reuter.lu/?p=287">précédent article sur notre blog</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec 3,50 % l&#8217;an, le taux de l&#8217;intérêt légal est inchangé pour l&#8217;année 2011 par rapport au taux de 2010. Dans le passé, ce taux a cependant connu des évolutions importantes:</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Du 1.1.2000 au 31.12.2000: 5,00 %<br />
Du 1.1.2001 au 31.12.2001: 5,75 %<br />
Du 1.1.2002 au 31.12.2002: 5,00 %<br />
Du 1.1.2003 au 31.12.2003: 5,00 %<br />
Du 1.1.2004 au 31.12.2004: 4,75 %<br />
Du 1.1.2005 au 31.12.2005: 4,75 %<br />
Du 1.1.2006 au 31.12.2006: 5,00 %<br />
Du 1.1.2007 au 31.12.2007: 5,25 %<br />
Du 1.1.2008 au 31.12.2008: 5,75 %<br />
Du 1.1.2009 au 31.12.2009: 4,25 %<br />
Du 1.1.2010 au 31.12.2010: 3,50 %<br />
Depuis le 1.1.2011: 3,50 %</p>
<p style="text-align: justify;">Note: There is an email link embedded within this post, please visit this post to email it.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Droits du voyageur en cas de troubles politiques dans le pays de destination et annulation de voyage</title>
		<link>http://blog.thewes-reuter.lu/?p=480</link>
		<comments>http://blog.thewes-reuter.lu/?p=480#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Feb 2011 13:59:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Pacary</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de la consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Droit européen]]></category>
		<category><![CDATA[Droits du voyageur]]></category>
		<category><![CDATA[Annulation de réservation]]></category>
		<category><![CDATA[Annulation de vol]]></category>
		<category><![CDATA[Annulation de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Vacances]]></category>

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		<description><![CDATA[Le début de l&#8217;année 2011 est marqué par des troubles politiques importants dans plusieurs pays du monde arabe généralement très fréquentés par les touristes européens avides de soleil. Ces troubles politiques ne sont pas sans poser de problèmes pour le touriste, le voyageur d&#8217;affaire, les agents de voyage ou encore les compagnies aériennes. Personne ne [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le début de l&#8217;année 2011 est marqué par des troubles politiques importants dans plusieurs pays du monde arabe généralement très fréquentés par les touristes européens avides de soleil.</p>
<p style="text-align: justify">Ces troubles politiques ne sont pas sans poser de problèmes pour le touriste, le voyageur d&#8217;affaire, les agents de voyage ou encore les compagnies aériennes. Personne ne souhaite en effet subir les conséquences dommageables d&#8217;une annulation préalable au voyage liée à ces troubles.</p>
<p style="text-align: justify">Nous passerons en revue les différentes régimes applicables à l&#8217;annulation préalable de voyage en distinguant entre le voyage à forfait et le voyage aérien.</p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><strong><span style="font-size: medium"><span style="color: #000080">I. ANNULATION PREALABLE D&#8217;UN VOYAGE A FORFAIT</span></span></strong></p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000080">A. Définition du voyage à forfait</span></span></p>
<p style="text-align: justify">Le voyage à forfait est un voyage à prix fixe qui comprend au moins deux des prestations suivantes :</p>
<ul>
<li>le transport,</li>
<li>le logement,</li>
<li>tout service touristique non accessoires au transport ou au logement qui représente une part significative dans le forfait, lorsque cette prestation dépasse vingt-quatre heures ou inclut une nuitée et qu’elle est vendue ou offerte à la vente à un prix tout compris, même si les diverses opérations constituant le forfait sont facturées séparément au client.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify">Le voyage à forfait est régi par la loi du 14 juin 1994 portant réglementation des conditions d’exercice des activités relatives à l’organisation et à la vente de voyages ou de séjours et portant transposition de la directive 90/314/CEE du 13 juin 1990 concernant les voyages, vacances et circuits à forfait (ci-après, «loi sur les voyages à forfait»).</p>
<p style="text-align: justify">Le régime juridique découlant de la loi sur les voyages à forfait décrit ci-dessous s&#8217;applique pour le voyageur qui soucrit un voyage à forfait auprès d&#8217;un agent de voyage, professionnel de la vente de voyage, que le voyage à forfait soit réalisé à des fins privées (tourisme, visite familiale), ou professionnelles (voyage d&#8217;affaires).</p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000080">B. Annulation préalable du voyage à forfait par l&#8217;agent de voyage</span></span></p>
<p style="text-align: justify">La loi sur le voyage à forfait stipule que</p>
<blockquote><p>«lorsque, avant le départ, l’agent de voyages résilie le contrat en l’absence de faute de l’acheteur, la totalité des sommes versées par ce dernier lui sont restituées dans un délai de dix jours à compter de la date de résiliation du contrat, sans préjudice des dommages et intéréts auxquels celui-ci pourrait prétendre.» (article 16)</p></blockquote>
<p style="text-align: justify">Toutefois, l&#8217;article 17 de la loi dispose que</p>
<blockquote><p>«l’acheteur n’a pas droit à des dommages et intérêts lorsque le contrat est résilié par l’agent de voyages avant le départ lorsque l’annulation, à l’exclusion d’une surréservation, est imputable à un cas de force majeure, à savoir à des circonstances étrangères à celui qui l’invoque, anormales et imprévisibles, dont les conséquences n’auraient pu être évitées malgré toutes les diligences déployées.»</p></blockquote>
<p style="text-align: justify">Les troubles politiques actuels des pays de la région arabe peuvent manifestement constituer un cas de force majeur.</p>
<p style="text-align: justify">En pratique, il s&#8217;agira de force majeure dans le chef de l&#8217;agent de voyage lorsque les autorités nationales du voyageur ou de l&#8217;agent de voyage déconseillent officiellement à leurs ressortissants de voyager dans le pays de destination durant tout ou partie de la période du voyage initlalement programmé.</p>
<p style="text-align: justify">Au Luxembourg, il s&#8217;agit des <a target="_blank" href="http://www.mae.lu/fr/Site-MAE/VISAS-Passeports/Conseils-aux-voyageurs-Documents-de-voyage-Visas/Voyager-a-l-etranger/Avis-aux-voyageurs">avis aux voyageurs du ministère des affaires étrangères</a>.</p>
<p style="text-align: justify">La loi sur le voyage à forfait prévoit encore que l&#8217;annulation par l&#8217;agent de voyage doit être suivie du remboursement du voyageur à forfait dans les dix jours.</p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000080">C. Annulation préalable du voyage à forfait par le voyageur</span></span></p>
<p style="text-align: justify">Les conséquences de l&#8217;annulation du voyage par le voyageur sont différentes en fonction de sa situation. Plusieurs hypothèses doivent être distinguées.</p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="color: #000000">1.	Annulation du voyage à forfait par le voyageur suite à l&#8217;avertissement de son agent de voyage qu&#8217;il est dans l&#8217;imposssibilité d&#8217;assurer ses prestations caractéristiques conformément au contrat de voyage</span></strong></p>
<p style="text-align: justify">Dans ce cas, l&#8217;article 15 de la loi sur les voyages à forfait dispose que l&#8217;agent de voyages doit avertir l’acheteur et informer ce dernier de la faculté dont il dispose de résilier le contrat endéans les sept jours, à moins qu’il n’accepte la modification au contrat proposée par l’agent de voyages.</p>
<p style="text-align: justify">Lorsque l’acheteur résilie le contrat, il a droit, sans supporter de pénalités ou de frais, au remboursement de la totalité des sommes qu’il a versées, dans un délai de dix jours à compter de la date de résiliation du contrat.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>2.	Le voyageur annule le voyage à forfait sans avertissement préalable de son agent de voyage</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>a. Le voyageur a soucrit un contrat d&#8217;assurance annulation.</em></p>
<p style="text-align: justify">Dans cette hypothèse, il s&#8217;agit de vérfier si le cas de troubles dans le pays de destination est visé par la prestation d&#8217;assurance.</p>
<p style="text-align: justify">Souvent, les polices d&#8217;assurance ne couvrent l&#8217;annulation pour troubles politiques que lorsque les aurotités nationales du voyageur déconseillent officiellement à leurs ressortissants de voyager dans le pays de destination durant tout ou partie de la période du voyage initlalement programmé.</p>
<p style="text-align: justify">Au Luxembourg, il s&#8217;agit des <a target="_blank" href="http://www.mae.lu/fr/Site-MAE/VISAS-Passeports/Conseils-aux-voyageurs-Documents-de-voyage-Visas/Voyager-a-l-etranger/Avis-aux-voyageurs">avis aux voyageurs du ministère des affaires étrangères</a>.</p>
<p style="text-align: justify"><em>b. le voyageur n&#8217;a pas souscrit d&#8217;assurance annulation</em></p>
<p style="text-align: justify">Dans cette hypothèse, le voyageur devra supporter tous les frais que le contrat de voyage met à sa charge.</p>
<p style="text-align: justify">A défaut de stipulation contractuelles sur les frais d&#8217;annulation, le voyageur à forfait doit payer l&#8217;intégralité du prix du voyage à forfait.</p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><strong><span style="font-size: medium"><span style="color: #000080">II. ANNULATION PREALABLE D&#8217;UN VOL EN PROVENANCE DE L&#8217;UE</span></span></strong></p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000080">A. Annulation préalable par la compagnie aérienne</span></span></p>
<p style="text-align: justify">Nous ne développerons ici que l&#8217;annulation préalable à l&#8217;arrivée du voyageur aérien à l&#8217;aéroport de départ d&#8217;un Etat membre de l&#8217;Union européenne.</p>
<p style="text-align: justify">Le Règlement européen 261/2004 du 11 février 2004 établissant des règles communes en matière d&#8217;indemnisation et d&#8217;assistance des passagers en cas de refus d&#8217;embarquement et d&#8217;annulation ou de retard important d&#8217;un vol (ci-après le «Règlement sur les droits des voyageurs aériens») prévoit des obligations à charge du transporteur aérien en cas d&#8217;annumation de vol de sa part.</p>
<p style="text-align: justify">Le Règlement sur les droits des voyageurs aériens dispose que les passagers concernés par une annulation préalable de vol se voient proposer le choix entre:</p>
<blockquote><p>a) le remboursement du billet, dans un délai de sept jours, selon les modalités visées à l&#8217;article 7, paragraphe 3, au prix auquel il a été acheté, pour la ou les parties du voyage non effectuées et pour la ou les parties du voyage déjà effectuées et devenues inutiles par rapport à leur plan de voyage initial, ainsi que, le cas échéant,</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>b) un réacheminement vers leur destination finale, dans des conditions de transport comparables et dans les meilleurs délais, ou</p>
<p>c) un réacheminement vers leur destination finale dans des conditions de transport comparables à une date ultérieure, à leur convenance, sous réserve de la disponibilité de sièges.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify">Le choix appartient au voyageur aérien.</p>
<p style="text-align: justify">En cas d&#8217;annulation par la compagnie aérienne, le Règlement sur les droits des voyageurs aériens dispose que le passager a normalement droit à une indemnisation dont le montant diffère selon la distance du vol annulé (articles 5 et 7).</p>
<p style="text-align: justify">Toutefois, le transporteur aérien n&#8217;est pas tenu de verser cette indemnisation s&#8217;il est en mesure de prouver que l&#8217;annulation est due à des circonstances extraordinaires qui n&#8217;auraient pas pu être évitées même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises (article 5 (3)).</p>
<p style="text-align: justify">Les troubles politiques actuels dans les pays du monde arabe peuvent manifestement constitués les circonstances extraordinaires visées par le Règlement sur les droits des voyageurs aériens.</p>
<p style="text-align: justify">Il est à noter que ledit Règlement dispose qu&#8217;il incombe au transporteur aérien de prouver qu&#8217;il a informé les passagers de l&#8217;annulation d&#8217;un vol ainsi que le délai dans lequel il l&#8217;a fait.</p>
<p style="text-align: justify">Le Règlement sur les droits des voyageurs aériens dispose encore que si le voyageur bénéficie d&#8217;un droit au remboursement de son billet du fait de l&#8217;annulation de son voyage à forfait par son agent de voyage, il ne peut faire valoir de remboursement découlant dudit Règlement envers le transporteur aérien.</p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000080">B. Annulation préalable par le voyageur aérien</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><em>a. Le voyageur a soucrit un contrat d&#8217;assurance annulation</em></p>
<p style="text-align: justify">Dans cette hypothèse, il s&#8217;agit de vérfier si le cas de troubles politiques dans le pays de destination est visé par la prestation d&#8217;assurance.</p>
<p style="text-align: justify">Souvent, les polices d&#8217;assurance ne couvrent l&#8217;annulation pour troubles politiques que lorsque les aurotités nationales du voyageur déconseillent officiellement à leurs ressortissants de voyager dans le pays de destination durant tout ou partie de la période du voyage initialement programmé.</p>
<p style="text-align: justify">Au Luxembourg, il s&#8217;agit des <a target="_blank" href="http://www.mae.lu/fr/Site-MAE/VISAS-Passeports/Conseils-aux-voyageurs-Documents-de-voyage-Visas/Voyager-a-l-etranger/Avis-aux-voyageurs">avis aux voyageurs du ministère des affaires étrangères</a>.</p>
<p style="text-align: justify"><em>b. le voyageur n&#8217;a pas souscrit d&#8217;assurance annulation</em></p>
<p style="text-align: justify">Dans cette hypothèse, le voyageur devra supporter tous les frais que le contrat de voyage met à sa charge.</p>
<p style="text-align: justify">A défaut de stipulation contractuelles sur les frais d&#8217;annulation, le voyageur à forfait doit payer l&#8217;intégralité du prix du voyage à forfait.</p>
<div style="border: 1px solid black;float: center;width: 90%;margin: 12px;padding: 12px">
<p style="text-align: justify">Les régimes juridiques applicables aux voyages à forfait et aux voyages aériens ont été exposés succintement et pour le seul cas d&#8217;annulation pour des troubles politiques tels que ceux que connaît actuellement le monde arabe. La présentation ci-dessus ne se veut pas exhaustive.</p>
<p style="text-align: justify">Aussi, nous ne pouvons que recommander à toute personne qui rencontre un problème de ce type de se faire conseiller par un professionnel du droit, et ce, dans un délai rapproché.</p>
</div>
<p style="text-align: justify">Note: There is an email link embedded within this post, please visit this post to email it.</p>
<p><strong>LIENS</strong></p>
<p>Textes</p>
<p><a target="_blank" href="http://www.legilux.public.lu/leg/textescoordonnes/compilation/recueil_lois_speciales/PROFESSIONS.pdf">Loi du 14 juin 1994 portant réglementation des conditions d’exercice des activités relatives à l’organisation et à la vente de voyages ou de séjours et portant transposition de la directive du 13 juin 1990 concernant les voyages, vacances et circuits à forfait</a></p>
<p><a target="_blank" href="http://eur-lex.europa.eu/smartapi/cgi/sga_doc?smartapi!celexplus!prod!DocNumber&amp;lg=fr&amp;type_doc=Directive&amp;an_doc=1990ν_doc=314">Directive 90/314/CEE du Conseil, du 13 juin 1990, concernant les voyages, vacances et circuits à forfait</a></p>
<p><a target="_blank" href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2004:046:0001:0007:FR:PDF">Règlement européen 261/2004 du 11 février 2004 établissant des règles communes en matière d&#8217;indemnisation et d&#8217;assistance des passagers en cas de refus d&#8217;embarquement et d&#8217;annulation ou de retard important d&#8217;un vol</a></p>
<p>Autorités</p>
<p><a target="_blank" href="http://www.mae.lu/fr/Site-MAE/VISAS-Passeports/Conseils-aux-voyageurs-Documents-de-voyage-Visas/Voyager-a-l-etranger/Avis-aux-voyageurs">Ministère des Affaires Etrangères, Avis aux voyageurs</a></p>
<p><a target="_blank" href="http://www.mcm.public.lu/fr/autorisations/activite/commerce/agences_de_voyage/index.html">Ministère des classes moyennes</a></p>
<p><a target="_blank" href="http://ec.europa.eu/transport/passengers/air/air_en.htm">Commission européenne, DG Transport (english)</a></p>
<p><a target="_blank" href="http://www.eco.public.lu/attributions/dg2/d_consommation/protection_consomateurs/annexe_2/annexe_2_9/index.html#bidon4">Autorité luxembourgeoise de surveillance (droits des voyageurs aériens)</a></p>
<p>Associations de consommateurs</p>
<p><a target="_blank" href="http://www.ulc.lu/fr/Droits/Detail.asp?T=2&amp;D=descr&amp;ID=5">Union Luxembourgeoise des Consommateurs</a></p>
<p><a target="_blank" href="http://www.cecluxembourg.lu/online/www/contentFunction/424/441/765/FRE/index.html">Centre Européen des Consommateurs de Luxembourg</a></p>
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		<title>Du droit de faire marche arrière &#8211; Le droit de rétractation des consommateurs dans le cadre de la vente automobile.</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Jan 2011 17:39:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Weber</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de la consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des contrats]]></category>
		<category><![CDATA[Droit privé]]></category>
		<category><![CDATA[Achat à crédit]]></category>
		<category><![CDATA[Achat de voiture]]></category>
		<category><![CDATA[Contrat de vente]]></category>
		<category><![CDATA[Droit de rétractation]]></category>

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		<description><![CDATA[Le festival annuel de l&#8217;automobile, dont l&#8217;édition 2011 a commencé le 29 janvier, avec ses conditions de vente et de financement attrayantes, est souvent présenté comme LE rendez-vous à ne pas manquer pour tous ceux qui veulent acquérir un nouveau véhicule. Trop souvent, cependant, l&#8217;attrait de la bonne affaire mène à des décisions irréfléchies. Nombreux [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le festival annuel de l&#8217;automobile, dont l&#8217;édition 2011 a commencé le 29 janvier, avec ses conditions de vente et de financement attrayantes, est souvent présenté comme LE rendez-vous à ne pas manquer pour tous ceux qui veulent acquérir un nouveau véhicule.</p>
<p style="text-align: justify;">Trop souvent, cependant, l&#8217;attrait de la bonne affaire mène à des décisions irréfléchies.</p>
<p style="text-align: justify;">Nombreux sont ceux qui pensent pouvoir simplement annuler leur commande, une fois le constat fait que la nouvelle acquisition risque de dépasser leur capacité financière.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, dans la majorité des cas, tel n’est pas le cas.</p>
<p style="text-align: justify;">Aux termes de l&#8217;article 1583 du Code civil, la vente est parfaite par l&#8217;accord des parties sur la chose et le prix.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois ces conditions remplies, les parties sont engagées par un contrat qui, aux termes de l&#8217;article 1134 du Code civil, forme la loi des parties. En d’autres termes, il est, en principe, impossible de faire marche arrière &#8211; <em>«pacta sunt servanda»</em>, pour les latinistes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le droit de la consommation assouplit la rigueur de ces principes, en prévoyant – mais dans certains cas seulement – un droit de rétractation au profit des consommateurs, dans les contrats qu&#8217;ils concluent avec des professionnels, en d&#8217;autres termes la faculté de revenir sur la décision d&#8217;achat.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans prétendre à l&#8217;exhaustivité, la présente contribution a pour objet de faire un bref tour d&#8217;horizon des principales dispositions sur la faculté de rétractation (A) et d’en analyser la portée (B).</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-433"></span></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="text-decoration: underline;">A. Les principaux textes</span></strong></p>
<p>Voici une présentation schématique des différentes lois luxembourgeoises qui prévoient un droit de rétractation au profit du consommateur, que la loi protège parce qu&#8217;elle présume qu&#8217;il est la partie «faible» lors de la négociation. Les textes seront abordés uniquement sous l’angle d’un contrat de vente.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="text-decoration: underline;">a.  La loi du 19 juillet 1987 concernant le colportage, la vente ambulante, l’étalage de marchandises et la sollicitation de commandes</span></p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Champ d&#8217;application du droit de rétractation</span>: Contrats conclus par démarchage au domicile, au lieu de travail ou pendant une excursion organisée par le fournisseur professionnel en dehors de  ses établissements commerciaux, entre un fournisseur professionnel et un consommateur final privé;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Délai</span>: 7 jours à partir de la commande et 14 jours à partir de la réception du bien;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Mise en œuvre</span>: Lettre recommandée avec accusé de réception;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Délai à défaut d&#8217;information préalable sur l&#8217;existence  du  droit de rétractation</span>: action en nullité soumise à la prescription quinquennale de l&#8217;article 1304 du Code civil.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="text-decoration: underline;">b. Loi du 16 avril 2003 concernant la protection des consommateurs en matière de contrats à distance</span></p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Champ  d&#8217;application du droit de rétractation</span>: tout contrat concernant des biens conclu entre un professionnel et un consommateur dans le cadre d’un système de vente à distance organisé par le professionnel qui, pour ce contrat, utilise exclusivement une ou plusieurs techniques de communication à distance jusqu’à la conclusion du contrat, y compris la conclusion du contrat elle-même, sauf (parmi d&#8217;autres exceptions), les contrats conclus par voie électroniques relevant de la loi du 14 août 2000 relative au commerce électronique;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Délai</span>: 7 jours ouvrables au moins à partir de la réception du bien;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Délais à défaut d&#8217;information préalable sur l&#8217;existence du droit de rétractation</span>: 3 mois à partir de la réception du bien; en cas de confirmation de l&#8217;information à l&#8217;intérieur du délai de 3 mois, le délai de rétractation est de 7 jours à compter du jour de la réception de l&#8217;information;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Mise en œuvre</span>: par toute voie.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="text-decoration: underline;">c. Loi du 14 août 2000 relative au commerce électronique</span></p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Champ d&#8217;application</span>: Contrat conclus par voie électronique entre un professionnel et un consommateur;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Délai</span>: 7 jours ouvrables à partir de la réception du bien;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Délais à défaut d&#8217;information préalable sur l&#8217;existence du droit de rétractation</span>: 3 mois à partir de la réception du bien; en cas de confirmation de l&#8217;information à l&#8217;intérieur du délai de 3 mois, le délai de rétractation est de 7 jours à compter du jour de la réception de l&#8217;information;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Mise en œuvre</span>: sur tout support durable.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="text-decoration: underline;">d. Loi du 9 août 1993 réglementant le crédit à la consommation</span></p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Champ d&#8217;application</span>: Contrat de crédit à la consommation consenti  par un fournisseur, c&#8217;est-à-dire par tout prêteur autre qu&#8217;un établissement de crédit qui, en effectuant des ventes de biens consent un crédit à la consommation dans le cadre de l&#8217;exercice de ses activités commerciales ou professionnelles, le contrat de crédit à la consommation étant défini comme un contrat en vertu duquel un prêteur consent ou  s&#8217;engage à consentir à un consommateur un crédit sous forme d&#8217;un délai de paiement, d&#8217;un prêt ou de toute autre facilité de paiement;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Délai</span>: 2 jours à partir de la conclusion du crédit auprès d&#8217;un fournisseur;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Mise en œuvre</span>: par écrit, le délai étant observé si la déclaration de révocation est remise à la poste le dernier jour.</p>
<p>Manifestement, les trois premiers textes cités ne s&#8217;appliqueront guère dans le contexte d&#8217;une vente automobile. En effet, pour ce type de biens, la vente à distance et le commerce électronique ne sont pas (encore?) entrés dans les mœurs. Les ventes de voiture sont conclues dans les concessions des constructeurs, où l&#8217;acheteur a pu examiner un modèle d&#8217;exposition et même – le plus souvent – l&#8217;essayer.</p>
<p>En revanche, la loi sur le crédit à la consommation est importante dans ce contexte, car le prix d&#8217;une voiture dépasse le budget courant de plupart des ménages et la vente se fera donc souvent à crédit. Mais quels sont précisément les cas d&#8217;application de la faculté de rétractation prévue par ce texte (page suivante).</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="text-decoration: underline;">B. Analyse des textes et portée réelle du droit de rétractation dans le contexte de l&#8217;achat à crédit d&#8217;une voiture</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;article 18 de la loi du 9 août 1993 réglementant le crédit à la consommation dispose que:</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Dans les contrats de crédit à la consommation visés par le présent chapitre, l’acheteur est autorisé de plein droit à se départir par écrit du contrat dans un délai de deux jours; le délai est observé si la déclaration de révocation est remise à la poste le dernier jour.</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>(&#8230;)</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Avant le délai de révocation, l’acheteur ne peut utiliser la chose lui remise que dans la mesure usuelle pour un examen en bonne et due forme, faute de quoi la vente est réputée parfaite.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;">A priori ce texte paraît parfaitement protéger le consommateur.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la mesure où une grande partie des ventes automobiles sont financées à l’aide d’un crédit, on pourrait donc croire que l’article 18 de la loi de 1993 sur le crédit à la consommation est de nature à permettre à de nombreux consommateurs de se rétracter de l’achat de leur véhicule, même si le contrat de vente ne s’est formé ni par démarchage à domicile, ni à distance, ni par voie électronique.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais à y regarder de plus près, une question vient à l&#8217;esprit: quels sont donc «les contrats de crédit à la consommation visés par le présent chapitre»? Et c&#8217;est effectivement là que le bât blesse.</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte cité ne s’applique en effet que dans l’hypothèse d’un contrat de crédit à la consommation consenti  par un fournisseur, c&#8217;est-à-dire par tout prêteur autre qu&#8217;un établissement de crédit qui, en effectuant des ventes de biens consent un crédit à la consommation dans le cadre de l&#8217;exercice de ses activités commerciales ou professionnelles, le contrat de crédit à la consommation étant défini comme un contrat en vertu duquel un prêteur consent ou s&#8217;engage à consentir à un consommateur un crédit sous forme d&#8217;un délai de paiement, d&#8217;un prêt ou de toute autre facilité de paiement</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="background-color: #99ccff;"><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #99ccff;">Dès lors que le vendeur de la voiture et le prêteur ne sont pas la même personne, le droit de rétractation n&#8217;existe plus</span></span><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #99ccff;">.</span></span></span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;">Et, comme tout le monde le sait, c&#8217;est de loin le cas de figure le plus courant, puisque les financements sont en règle générale proposés soit par une banque, soit par un organisme de financement dépendant du constructeur. Contrairement à ce qui se passe pour d&#8217;autres produits de consommation – on pense par exemple aux appareils électroménagers où les offres de paiements échelonné sont fréquentes – il est rare de voir un concessionnaire de voitures faire lui-même crédit à l&#8217;acheteur.</p>
<p style="text-align: justify;">En d’autres termes, le droit de se rétracter du crédit et de la vente qui en dépend n’existe que dans le cas où c’est le vendeur lui-même qui consent le crédit, hypothèse qui devrait rarement se rencontrer en pratique, alors que, dans la plupart des cas, ce n’est pas le vendeur lui-même qui consent le crédit, mais un établissement de crédit tiers, même si, en pratique, les deux contrats sont souvent formés en même temps et lieu.</p>
<div style="border: 1px solid black; float: center; width: 90%; margin: 12px; padding: 12px;">
<p style="text-align: justify;">On le voit, la matière est très complexe. Aussi, nous ne pouvons que recommander à toute personne qui rencontre un problème de ce type de se faire conseiller par un professionnel du droit, et ce dans un délai rapproché.</p>
<p style="text-align: justify;">Une remarque finale importante: Nous avons choisi de faire ici abstraction des hypothèses de nullité du contrat – l&#8217;erreur et le dol notamment – qui résultent du droit des contrats. Il peut cependant se présenter des cas de figure où le contrat de vente d&#8217;une voiture est affecté d&#8217;un vice qui entraînera sa nullité. Là encore, il faut recommander à tout personne qui estime avoir été trompée lors de la signature d&#8217;un contrat, de chercher le conseil d&#8217;un professionnel du droit.</p>
</div>
<p style="text-align: justify;">Note: There is an email link embedded within this post, please visit this post to email it.</p>
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