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	<title>THEWES &#38; REUTER BLOG &#187; Thewes &amp; Reuter Legal News Informations juridiques</title>
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	<description>Legal news Luxembourg by Thewes &#38; Reuter, Avocats à la Cour</description>
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		<title>Le juge des référés qualifie de «voie de fait» un comportement purement passif.</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Mar 2012 11:30:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Chevrier</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[comportement passif]]></category>
		<category><![CDATA[Droit de la consommation]]></category>
		<category><![CDATA[référé]]></category>
		<category><![CDATA[revirement de jurisprudence]]></category>
		<category><![CDATA[voie de fait]]></category>

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		<description><![CDATA[De manière traditionnelle, les juridictions luxembourgeoises considéraient que la voie de fait ne pouvait résulter que d&#8217;une action positive, c&#8217;est à dire qu&#8217;elle était conditionnée par la réalisation d&#8217;un véritable acte matériel. Ainsi il était rappelé fréquemment : «La voie de fait peut se définir comme étant constituée par une atteinte manifestement illicite et intolérable [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">De manière traditionnelle, les juridictions luxembourgeoises considéraient que la voie de fait ne pouvait résulter que d&#8217;une action positive, c&#8217;est à dire qu&#8217;elle était conditionnée par la réalisation d&#8217;un véritable acte matériel.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi il était rappelé fréquemment :</p>
<blockquote><p style="text-align: justify">«<em>La voie de fait peut se définir comme étant constituée par une atteinte manifestement illicite et intolérable à un droit certain et évident d&#8217;autrui par des actes matériels posés par leur auteur en vue d&#8217;usurper un droit qu&#8217;il n&#8217;a pas ou pour se rendre justice à soi-même.</em></p>
<p style="text-align: justify"><em>Il résulte de cette définition que, pour qu&#8217;il y ait voie de fait,<span style="text-decoration: underline"> il faut qu&#8217;il y ait commission d&#8217;actes matériels</span> commis au préjudice des droits d&#8217;autrui et par lesquels l&#8217;auteur du trouble usurpe un droit qu&#8217;il n&#8217;a pas ou se rend justice à soi-même, en d&#8217;autres termes l&#8217;une des conditions pour qu&#8217;il y ait voie de fait au sens de l&#8217;article 933 préc</em><em>ité est l&#8217;existence d&#8217;une attaque, d&#8217;une entreprise délibérée par laquelle l&#8217;auteur porte atteinte aux droits d&#8217;autrui pour s&#8217;arroger un droit qu&#8217;il sait ne pas avoir ou pour se procurer un droit qu&#8217;il croit avoir mais qu&#8217;en réalité il n&#8217;a pas. Aussi ne saurait-il y avoir commission d&#8217;une voie de fait dans le cas d&#8217;une attitude purement passive, fût-elle fautive, gardée face à une situation donnée ou en présence de prétentions d&#8217;ordre juridique, même fondées, élevées par autrui.</em></p>
<p style="text-align: justify"><em>Il n&#8217;y a voie de fait que si le comportement actif de l&#8217;auteur qui la constitue est manifestement contraire au droit.</em>»</p>
<p style="text-align: center">(Cour d&#8217;appel, 7e chambre 29/10/2002, n° 26.428 du rôle)</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify">Cette conception est &#8211; semble t-il &#8211; sur le point de changer.</p>
<p style="text-align: justify">En effet, dans un litige opposant un acquéreur à une société agissant dans le domaine de la promotion immobilière, un certain nombre de contestations avaient été formulées en raison d&#8217;inachèvements. <a target="_blank" href="http://www.fjallravenrucksack.de/">Fjällräven Kånken Rucksäcke</a> Une ordonnance du juge des référés avait nommé un expert avec notamment pour mission de consigner dans un rapport l&#8217;existence de ces inachèvements.</p>
<p style="text-align: justify">De longs mois après la fin de cette mission d&#8217;expertise, une remise des clés avait été convenue entre les parties. <a target="_blank" href="http://www.reseaubase.fr/adidas-zx.html">adidas zx</a> <a target="_blank" href="http://www.kankenrucksack.de/">fjällräven rucksack</a> A la date fixée, la société assignée a refusé de remettre les clés à la partie acquéreuse au motif que le solde de 5% du coût des travaux n&#8217;avait pas été payé et qu&#8217;elle était en droit de retenir les clés jusqu&#8217;au paiement intégral des travaux, conformément à une clause du contrat de vente en l&#8217;état futur d&#8217;achèvement. Ce faisant, elle rejetait toutes les contestations relatives à la conformité des travaux réalisés qui étaient formulées par la partie acquéreuse. <a target="_blank" href="http://www.fjallravenrucksack.de/">Fjällräven Kånken</a> Elle excluait également toute possibilité de consignation du solde.</p>
<p style="text-align: justify">La partie acquéreuse a donc assigné la société cocontractante afin que la remise des clés soit ordonnée par le juge des référés, notamment sur base de l&#8217;article 933 du nouveau code de procédure civile, alors qu&#8217;elle donnait à considérer qu&#8217;une telle rétention devait être qualifiée de voie de fait.</p>
<p style="text-align: justify">Dans son ordonnance du 6 avril 2012, après avoir constaté que la clause contractuelle invoquée par la société de promotion immobilière devait être réputée comme non écrite, conformément à l&#8217;article 1601-14 du Code civil, le juge des référés s&#8217;écarte de la conception luxembourgeoise traditionnelle de la voie de fait pour se rapprocher de la doctrine française qui retient qu&#8217;une abstention peut constituer une voie de fait.</p>
<p style="text-align: justify">La motivation de cette décision est la suivante:</p>
<div style="text-align: justify">
<blockquote>
<p>«<em>Il résulte de ce qui précède qu&#8217;il existe actuellement des contestations sur la conformité de la réalisation de la construction avec les prévisions du contrat. Ces contestations autorisent M.  <a target="_blank" href="http://www.fjallravenkankensales.co.uk/">Kanken Sale</a> <a target="_blank" href="http://www.fjallravenkankensales.co.uk/kanken-kids.html">Fjallraven Kanken Kids</a> S à exiger la remise des clefs sans verser le solde du prix à la S.A. X.  <a target="_blank" href="http://www.kankenrucksack.de/">fjällräven rucksack</a> Cette dernière commet donc une illégalité manifeste en refusant purement et simplement la remise des clefs.</em></p>
<p><em>A ce stade, il convient dès lors d&#8217;examiner la contestation en droit de la S.A. X, consistant à soutenir que le défaut de remise des clefs constituerait dans son chef un comportement purement passif, qui ne pourrait pas être qualifié de voie de fait permettant au juge des référés d&#8217;intervenir, puisque cette dernière présupposerait un comportement actif.</em></p>
<p><em>Il est exact que la jurisprudence considère généralement que « la voie de fait peut se définir comme étant constituée par une atteinte manifestement illicite et intolérable à un droit certain et évident d&#8217;autrui par des actes matériels posés par leur auteur en vue d&#8217;usurper un droit qu&#8217;il n&#8217;a pas ou pour se rendre justice à soi-même.  <a target="_blank" href="http://www.photosalmagne.fr/timberland-soldes-hommes.html">timberland soldes hommes</a> Il résulte de cette définition que, pour qu&#8217;il y ait voie de fait, il faut qu&#8217;il y ait commission d&#8217;actes matériels commis au préjudice des droits d&#8217;autrui et par lesquels l&#8217;auteur du trouble usurpe un droit qu&#8217;il n&#8217;a pas ou se fait justice à soi-même. <a target="_blank" href="https://www.goldufo.com/ffxiv-items">cheap ffxiv Items</a> En d&#8217;autres termes, l&#8217;une des conditions pour qu&#8217;il y ait voie de fait au sens de l&#8217;article 933 du Nouveau Code de Procédure Civile est l&#8217;existence d&#8217;une attaque, d&#8217;une entreprise délibérée par laquelle l&#8217;auteur porte atteinte aux droits d&#8217;autrui pour s&#8217;arroger un droit qu&#8217;il sait ne pas avoir ou pour se procurer un droit qu&#8217;il croit avoir et qu&#8217;en réalité il n&#8217;a pas. <a target="_blank" href="http://www.lesboutiqueskalyna.fr/asics-gel-lyte-5.html">asics gel lyte 5</a> Aussi ne saurait-il y avoir commission d&#8217;une voie de fait dans le cas d&#8217;une attitude purement passive, fût-elle fautive, gardée face à une situation donnée ou en présence de prétentions d&#8217;ordre juridique, même fondées, élevées par autrui.»</em></p>
</blockquote></div>
<div style="text-align: justify">
<blockquote>
<p><em>Il convient toutefois de se départir de cette conception, qui opère un mélange entre les conséquences de la voie de fait, à savoir le dommage imminent qu&#8217;il convient de prévenir ou le trouble manifestement illicite auquel il convient de mettre un terme, et les moyens à l&#8217;aide desquels cette voie de fait est commise, à savoir l&#8217;action positive ou l&#8217;abstention.</em></p>
<p><em>A partir du moment où la voie de fait imminente ou consommée est caractérisée, il importe peu qu&#8217;elle soit le résultat d&#8217;une action positive ou d&#8217;une abstention.  <a target="_blank" href="https://www.goldufo.com/ffxiv-items">ffxiv Items</a> Ce qui importe, c&#8217;est le constat d&#8217;une atteinte manifestement illicite et intolérable à un droit certain et évident d&#8217;autrui et qu&#8217;il y soit mis fin dans l&#8217;intérêt de la victime, sans égard au mode de réalisation de cette atteinte. Par ailleurs, aucun élément rédactionnel de l&#8217;article 933, alinéa 1er du Nouveau Code de Procédure Civile ne permet de tirer la conclusion que le juge des référés ne pourrait qu&#8217;agir en vue de faire cesser une action positive, à l&#8217;exclusion d&#8217;une simple abstention.  <a target="_blank" href="http://www.lamusiqueducorps.fr/">nike air max pas cher</a> Finalement, il paraît encore antinomique de permettre au juge des référés d&#8217;agir à l&#8217;encontre d&#8217;une action positive, ce qu&#8217;il doit faire généralement en adoptant une injonction de ne pas faire, i.e. <a target="_blank" href="http://www.fjallravenkankenmochilas.com.es/">Compra Mochilas Kanken</a> d&#8217;abstention, mais de lui interdire d&#8217;agir à l&#8217;encontre d&#8217;une abstention, à laquelle il est généralement mis un terme par une injonction de faire, i.e. d&#8217;action positive.</em></p>
<p><em><strong>Il faut donc retenir que le référé de l&#8217;article 933, alinéa 1er du Nouveau Code de Procédure Civile peut être mis en œuvre pour combattre une voie de fait qui se manifeste par l&#8217;inertie ou le comportement purement passif de son auteur.</strong> La doctrine française est d&#8217;ailleurs en ce sens: «Le trouble consiste dans un acte ou une abstention s&#8217;inscrivant en la méconnaissance de l&#8217;ordre juridique établi, qu&#8217;il faut faire cesser puisqu&#8217;il est inadmissible pour constituer une illicéité manifeste» (JCL Procédure civile, fasc. <a target="_blank" href="http://www.lamusiqueducorps.fr/air-jordan-14-retro.html">air jordan 14 retro</a> 471, N° 62).</em></p>
<p><em>Il résulte de ce qui précède que la S.A. X commet une voie de fait à laquelle le juge des référés peut mettre un terme en application de l&#8217;article 933, alinéa 1er du Nouveau Code de Procédure Civile en lui enjoignant de remettre les clefs de la maison à M. </p>
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		<title>Droits du voyageur en cas de troubles politiques dans le pays de destination et annulation de voyage</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Feb 2011 13:59:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Pacary</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de la consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Droit européen]]></category>
		<category><![CDATA[Droits du voyageur]]></category>
		<category><![CDATA[Annulation de réservation]]></category>
		<category><![CDATA[Annulation de vol]]></category>
		<category><![CDATA[Annulation de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Vacances]]></category>

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		<description><![CDATA[Le début de l&#8217;année 2011 est marqué par des troubles politiques importants dans plusieurs pays du monde arabe généralement très fréquentés par les touristes européens avides de soleil. Ces troubles politiques ne sont pas sans poser de problèmes pour le touriste, le voyageur d&#8217;affaire, les agents de voyage ou encore les compagnies aériennes. Personne ne [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le début de l&#8217;année 2011 est marqué par des troubles politiques importants dans plusieurs pays du monde arabe généralement très fréquentés par les touristes européens avides de soleil.</p>
<p style="text-align: justify">Ces troubles politiques ne sont pas sans poser de problèmes pour le touriste, le voyageur d&#8217;affaire, les agents de voyage ou encore les compagnies aériennes. Personne ne souhaite en effet subir les conséquences dommageables d&#8217;une annulation préalable au voyage liée à ces troubles.</p>
<p style="text-align: justify">Nous passerons en revue les différentes régimes applicables à l&#8217;annulation préalable de voyage en distinguant entre le voyage à forfait et le voyage aérien.</p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><strong><span style="font-size: medium"><span style="color: #000080">I. ANNULATION PREALABLE D&#8217;UN VOYAGE A FORFAIT</span></span></strong></p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000080">A. Définition du voyage à forfait</span></span></p>
<p style="text-align: justify">Le voyage à forfait est un voyage à prix fixe qui comprend au moins deux des prestations suivantes :</p>
<ul>
<li>le transport,</li>
<li>le logement,</li>
<li>tout service touristique non accessoires au transport ou au logement qui représente une part significative dans le forfait, lorsque cette prestation dépasse vingt-quatre heures ou inclut une nuitée et qu’elle est vendue ou offerte à la vente à un prix tout compris, même si les diverses opérations constituant le forfait sont facturées séparément au client.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify">Le voyage à forfait est régi par la loi du 14 juin 1994 portant réglementation des conditions d’exercice des activités relatives à l’organisation et à la vente de voyages ou de séjours et portant transposition de la directive 90/314/CEE du 13 juin 1990 concernant les voyages, vacances et circuits à forfait (ci-après, «loi sur les voyages à forfait»).</p>
<p style="text-align: justify">Le régime juridique découlant de la loi sur les voyages à forfait décrit ci-dessous s&#8217;applique pour le voyageur qui soucrit un voyage à forfait auprès d&#8217;un agent de voyage, professionnel de la vente de voyage, que le voyage à forfait soit réalisé à des fins privées (tourisme, visite familiale), ou professionnelles (voyage d&#8217;affaires).</p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000080">B. Annulation préalable du voyage à forfait par l&#8217;agent de voyage</span></span></p>
<p style="text-align: justify">La loi sur le voyage à forfait stipule que</p>
<blockquote><p>«lorsque, avant le départ, l’agent de voyages résilie le contrat en l’absence de faute de l’acheteur, la totalité des sommes versées par ce dernier lui sont restituées dans un délai de dix jours à compter de la date de résiliation du contrat, sans préjudice des dommages et intéréts auxquels celui-ci pourrait prétendre.» (article 16)</p></blockquote>
<p style="text-align: justify">Toutefois, l&#8217;article 17 de la loi dispose que</p>
<blockquote><p>«l’acheteur n’a pas droit à des dommages et intérêts lorsque le contrat est résilié par l’agent de voyages avant le départ lorsque l’annulation, à l’exclusion d’une surréservation, est imputable à un cas de force majeure, à savoir à des circonstances étrangères à celui qui l’invoque, anormales et imprévisibles, dont les conséquences n’auraient pu être évitées malgré toutes les diligences déployées.»</p></blockquote>
<p style="text-align: justify">Les troubles politiques actuels des pays de la région arabe peuvent manifestement constituer un cas de force majeur.</p>
<p style="text-align: justify">En pratique, il s&#8217;agira de force majeure dans le chef de l&#8217;agent de voyage lorsque les autorités nationales du voyageur ou de l&#8217;agent de voyage déconseillent officiellement à leurs ressortissants de voyager dans le pays de destination durant tout ou partie de la période du voyage initlalement programmé.</p>
<p style="text-align: justify">Au Luxembourg, il s&#8217;agit des <a target="_blank" href="http://www.mae.lu/fr/Site-MAE/VISAS-Passeports/Conseils-aux-voyageurs-Documents-de-voyage-Visas/Voyager-a-l-etranger/Avis-aux-voyageurs">avis aux voyageurs du ministère des affaires étrangères</a>.</p>
<p style="text-align: justify">La loi sur le voyage à forfait prévoit encore que l&#8217;annulation par l&#8217;agent de voyage doit être suivie du remboursement du voyageur à forfait dans les dix jours.</p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000080">C. Annulation préalable du voyage à forfait par le voyageur</span></span></p>
<p style="text-align: justify">Les conséquences de l&#8217;annulation du voyage par le voyageur sont différentes en fonction de sa situation. Plusieurs hypothèses doivent être distinguées.</p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="color: #000000">1.	Annulation du voyage à forfait par le voyageur suite à l&#8217;avertissement de son agent de voyage qu&#8217;il est dans l&#8217;imposssibilité d&#8217;assurer ses prestations caractéristiques conformément au contrat de voyage</span></strong></p>
<p style="text-align: justify">Dans ce cas, l&#8217;article 15 de la loi sur les voyages à forfait dispose que l&#8217;agent de voyages doit avertir l’acheteur et informer ce dernier de la faculté dont il dispose de résilier le contrat endéans les sept jours, à moins qu’il n’accepte la modification au contrat proposée par l’agent de voyages.</p>
<p style="text-align: justify">Lorsque l’acheteur résilie le contrat, il a droit, sans supporter de pénalités ou de frais, au remboursement de la totalité des sommes qu’il a versées, dans un délai de dix jours à compter de la date de résiliation du contrat.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>2.	Le voyageur annule le voyage à forfait sans avertissement préalable de son agent de voyage</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>a. Le voyageur a soucrit un contrat d&#8217;assurance annulation.</em></p>
<p style="text-align: justify">Dans cette hypothèse, il s&#8217;agit de vérfier si le cas de troubles dans le pays de destination est visé par la prestation d&#8217;assurance.</p>
<p style="text-align: justify">Souvent, les polices d&#8217;assurance ne couvrent l&#8217;annulation pour troubles politiques que lorsque les aurotités nationales du voyageur déconseillent officiellement à leurs ressortissants de voyager dans le pays de destination durant tout ou partie de la période du voyage initlalement programmé.</p>
<p style="text-align: justify">Au Luxembourg, il s&#8217;agit des <a target="_blank" href="http://www.mae.lu/fr/Site-MAE/VISAS-Passeports/Conseils-aux-voyageurs-Documents-de-voyage-Visas/Voyager-a-l-etranger/Avis-aux-voyageurs">avis aux voyageurs du ministère des affaires étrangères</a>.</p>
<p style="text-align: justify"><em>b. le voyageur n&#8217;a pas souscrit d&#8217;assurance annulation</em></p>
<p style="text-align: justify">Dans cette hypothèse, le voyageur devra supporter tous les frais que le contrat de voyage met à sa charge.</p>
<p style="text-align: justify">A défaut de stipulation contractuelles sur les frais d&#8217;annulation, le voyageur à forfait doit payer l&#8217;intégralité du prix du voyage à forfait.</p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><strong><span style="font-size: medium"><span style="color: #000080">II. ANNULATION PREALABLE D&#8217;UN VOL EN PROVENANCE DE L&#8217;UE</span></span></strong></p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000080">A. Annulation préalable par la compagnie aérienne</span></span></p>
<p style="text-align: justify">Nous ne développerons ici que l&#8217;annulation préalable à l&#8217;arrivée du voyageur aérien à l&#8217;aéroport de départ d&#8217;un Etat membre de l&#8217;Union européenne.</p>
<p style="text-align: justify">Le Règlement européen 261/2004 du 11 février 2004 établissant des règles communes en matière d&#8217;indemnisation et d&#8217;assistance des passagers en cas de refus d&#8217;embarquement et d&#8217;annulation ou de retard important d&#8217;un vol (ci-après le «Règlement sur les droits des voyageurs aériens») prévoit des obligations à charge du transporteur aérien en cas d&#8217;annumation de vol de sa part.</p>
<p style="text-align: justify">Le Règlement sur les droits des voyageurs aériens dispose que les passagers concernés par une annulation préalable de vol se voient proposer le choix entre:</p>
<blockquote><p>a) le remboursement du billet, dans un délai de sept jours, selon les modalités visées à l&#8217;article 7, paragraphe 3, au prix auquel il a été acheté, pour la ou les parties du voyage non effectuées et pour la ou les parties du voyage déjà effectuées et devenues inutiles par rapport à leur plan de voyage initial, ainsi que, le cas échéant,</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>b) un réacheminement vers leur destination finale, dans des conditions de transport comparables et dans les meilleurs délais, ou</p>
<p>c) un réacheminement vers leur destination finale dans des conditions de transport comparables à une date ultérieure, à leur convenance, sous réserve de la disponibilité de sièges.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify">Le choix appartient au voyageur aérien.</p>
<p style="text-align: justify">En cas d&#8217;annulation par la compagnie aérienne, le Règlement sur les droits des voyageurs aériens dispose que le passager a normalement droit à une indemnisation dont le montant diffère selon la distance du vol annulé (articles 5 et 7).</p>
<p style="text-align: justify">Toutefois, le transporteur aérien n&#8217;est pas tenu de verser cette indemnisation s&#8217;il est en mesure de prouver que l&#8217;annulation est due à des circonstances extraordinaires qui n&#8217;auraient pas pu être évitées même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises (article 5 (3)).</p>
<p style="text-align: justify">Les troubles politiques actuels dans les pays du monde arabe peuvent manifestement constitués les circonstances extraordinaires visées par le Règlement sur les droits des voyageurs aériens.</p>
<p style="text-align: justify">Il est à noter que ledit Règlement dispose qu&#8217;il incombe au transporteur aérien de prouver qu&#8217;il a informé les passagers de l&#8217;annulation d&#8217;un vol ainsi que le délai dans lequel il l&#8217;a fait.</p>
<p style="text-align: justify">Le Règlement sur les droits des voyageurs aériens dispose encore que si le voyageur bénéficie d&#8217;un droit au remboursement de son billet du fait de l&#8217;annulation de son voyage à forfait par son agent de voyage, il ne peut faire valoir de remboursement découlant dudit Règlement envers le transporteur aérien.</p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000080">B. Annulation préalable par le voyageur aérien</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><em>a. Le voyageur a soucrit un contrat d&#8217;assurance annulation</em></p>
<p style="text-align: justify">Dans cette hypothèse, il s&#8217;agit de vérfier si le cas de troubles politiques dans le pays de destination est visé par la prestation d&#8217;assurance.</p>
<p style="text-align: justify">Souvent, les polices d&#8217;assurance ne couvrent l&#8217;annulation pour troubles politiques que lorsque les aurotités nationales du voyageur déconseillent officiellement à leurs ressortissants de voyager dans le pays de destination durant tout ou partie de la période du voyage initialement programmé.</p>
<p style="text-align: justify">Au Luxembourg, il s&#8217;agit des <a target="_blank" href="http://www.mae.lu/fr/Site-MAE/VISAS-Passeports/Conseils-aux-voyageurs-Documents-de-voyage-Visas/Voyager-a-l-etranger/Avis-aux-voyageurs">avis aux voyageurs du ministère des affaires étrangères</a>.</p>
<p style="text-align: justify"><em>b. le voyageur n&#8217;a pas souscrit d&#8217;assurance annulation</em></p>
<p style="text-align: justify">Dans cette hypothèse, le voyageur devra supporter tous les frais que le contrat de voyage met à sa charge.</p>
<p style="text-align: justify">A défaut de stipulation contractuelles sur les frais d&#8217;annulation, le voyageur à forfait doit payer l&#8217;intégralité du prix du voyage à forfait.</p>
<div style="border: 1px solid black;float: center;width: 90%;margin: 12px;padding: 12px">
<p style="text-align: justify">Les régimes juridiques applicables aux voyages à forfait et aux voyages aériens ont été exposés succintement et pour le seul cas d&#8217;annulation pour des troubles politiques tels que ceux que connaît actuellement le monde arabe. La présentation ci-dessus ne se veut pas exhaustive.</p>
<p style="text-align: justify">Aussi, nous ne pouvons que recommander à toute personne qui rencontre un problème de ce type de se faire conseiller par un professionnel du droit, et ce, dans un délai rapproché.</p>
</div>
<p style="text-align: justify">Note: There is an email link embedded within this post, please visit this post to email it.</p>
<p><strong>LIENS</strong></p>
<p>Textes</p>
<p><a target="_blank" href="http://www.legilux.public.lu/leg/textescoordonnes/compilation/recueil_lois_speciales/PROFESSIONS.pdf">Loi du 14 juin 1994 portant réglementation des conditions d’exercice des activités relatives à l’organisation et à la vente de voyages ou de séjours et portant transposition de la directive du 13 juin 1990 concernant les voyages, vacances et circuits à forfait</a></p>
<p><a target="_blank" href="http://eur-lex.europa.eu/smartapi/cgi/sga_doc?smartapi!celexplus!prod!DocNumber&amp;lg=fr&amp;type_doc=Directive&amp;an_doc=1990ν_doc=314">Directive 90/314/CEE du Conseil, du 13 juin 1990, concernant les voyages, vacances et circuits à forfait</a></p>
<p><a target="_blank" href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2004:046:0001:0007:FR:PDF">Règlement européen 261/2004 du 11 février 2004 établissant des règles communes en matière d&#8217;indemnisation et d&#8217;assistance des passagers en cas de refus d&#8217;embarquement et d&#8217;annulation ou de retard important d&#8217;un vol</a></p>
<p>Autorités</p>
<p><a target="_blank" href="http://www.mae.lu/fr/Site-MAE/VISAS-Passeports/Conseils-aux-voyageurs-Documents-de-voyage-Visas/Voyager-a-l-etranger/Avis-aux-voyageurs">Ministère des Affaires Etrangères, Avis aux voyageurs</a></p>
<p><a target="_blank" href="http://www.mcm.public.lu/fr/autorisations/activite/commerce/agences_de_voyage/index.html">Ministère des classes moyennes</a></p>
<p><a target="_blank" href="http://ec.europa.eu/transport/passengers/air/air_en.htm">Commission européenne, DG Transport (english)</a></p>
<p><a target="_blank" href="http://www.eco.public.lu/attributions/dg2/d_consommation/protection_consomateurs/annexe_2/annexe_2_9/index.html#bidon4">Autorité luxembourgeoise de surveillance (droits des voyageurs aériens)</a></p>
<p>Associations de consommateurs</p>
<p><a target="_blank" href="http://www.ulc.lu/fr/Droits/Detail.asp?T=2&amp;D=descr&amp;ID=5">Union Luxembourgeoise des Consommateurs</a></p>
<p><a target="_blank" href="http://www.cecluxembourg.lu/online/www/contentFunction/424/441/765/FRE/index.html">Centre Européen des Consommateurs de Luxembourg</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Du droit de faire marche arrière &#8211; Le droit de rétractation des consommateurs dans le cadre de la vente automobile.</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Jan 2011 17:39:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Weber</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de la consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des contrats]]></category>
		<category><![CDATA[Droit privé]]></category>
		<category><![CDATA[Achat à crédit]]></category>
		<category><![CDATA[Achat de voiture]]></category>
		<category><![CDATA[Contrat de vente]]></category>
		<category><![CDATA[Droit de rétractation]]></category>

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		<description><![CDATA[Le festival annuel de l&#8217;automobile, dont l&#8217;édition 2011 a commencé le 29 janvier, avec ses conditions de vente et de financement attrayantes, est souvent présenté comme LE rendez-vous à ne pas manquer pour tous ceux qui veulent acquérir un nouveau véhicule. Trop souvent, cependant, l&#8217;attrait de la bonne affaire mène à des décisions irréfléchies. Nombreux [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le festival annuel de l&#8217;automobile, dont l&#8217;édition 2011 a commencé le 29 janvier, avec ses conditions de vente et de financement attrayantes, est souvent présenté comme LE rendez-vous à ne pas manquer pour tous ceux qui veulent acquérir un nouveau véhicule.</p>
<p style="text-align: justify;">Trop souvent, cependant, l&#8217;attrait de la bonne affaire mène à des décisions irréfléchies.</p>
<p style="text-align: justify;">Nombreux sont ceux qui pensent pouvoir simplement annuler leur commande, une fois le constat fait que la nouvelle acquisition risque de dépasser leur capacité financière.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, dans la majorité des cas, tel n’est pas le cas.</p>
<p style="text-align: justify;">Aux termes de l&#8217;article 1583 du Code civil, la vente est parfaite par l&#8217;accord des parties sur la chose et le prix.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois ces conditions remplies, les parties sont engagées par un contrat qui, aux termes de l&#8217;article 1134 du Code civil, forme la loi des parties. En d’autres termes, il est, en principe, impossible de faire marche arrière &#8211; <em>«pacta sunt servanda»</em>, pour les latinistes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le droit de la consommation assouplit la rigueur de ces principes, en prévoyant – mais dans certains cas seulement – un droit de rétractation au profit des consommateurs, dans les contrats qu&#8217;ils concluent avec des professionnels, en d&#8217;autres termes la faculté de revenir sur la décision d&#8217;achat.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans prétendre à l&#8217;exhaustivité, la présente contribution a pour objet de faire un bref tour d&#8217;horizon des principales dispositions sur la faculté de rétractation (A) et d’en analyser la portée (B).</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-433"></span></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="text-decoration: underline;">A. Les principaux textes</span></strong></p>
<p>Voici une présentation schématique des différentes lois luxembourgeoises qui prévoient un droit de rétractation au profit du consommateur, que la loi protège parce qu&#8217;elle présume qu&#8217;il est la partie «faible» lors de la négociation. Les textes seront abordés uniquement sous l’angle d’un contrat de vente.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="text-decoration: underline;">a.  La loi du 19 juillet 1987 concernant le colportage, la vente ambulante, l’étalage de marchandises et la sollicitation de commandes</span></p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Champ d&#8217;application du droit de rétractation</span>: Contrats conclus par démarchage au domicile, au lieu de travail ou pendant une excursion organisée par le fournisseur professionnel en dehors de  ses établissements commerciaux, entre un fournisseur professionnel et un consommateur final privé;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Délai</span>: 7 jours à partir de la commande et 14 jours à partir de la réception du bien;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Mise en œuvre</span>: Lettre recommandée avec accusé de réception;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Délai à défaut d&#8217;information préalable sur l&#8217;existence  du  droit de rétractation</span>: action en nullité soumise à la prescription quinquennale de l&#8217;article 1304 du Code civil.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="text-decoration: underline;">b. Loi du 16 avril 2003 concernant la protection des consommateurs en matière de contrats à distance</span></p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Champ  d&#8217;application du droit de rétractation</span>: tout contrat concernant des biens conclu entre un professionnel et un consommateur dans le cadre d’un système de vente à distance organisé par le professionnel qui, pour ce contrat, utilise exclusivement une ou plusieurs techniques de communication à distance jusqu’à la conclusion du contrat, y compris la conclusion du contrat elle-même, sauf (parmi d&#8217;autres exceptions), les contrats conclus par voie électroniques relevant de la loi du 14 août 2000 relative au commerce électronique;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Délai</span>: 7 jours ouvrables au moins à partir de la réception du bien;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Délais à défaut d&#8217;information préalable sur l&#8217;existence du droit de rétractation</span>: 3 mois à partir de la réception du bien; en cas de confirmation de l&#8217;information à l&#8217;intérieur du délai de 3 mois, le délai de rétractation est de 7 jours à compter du jour de la réception de l&#8217;information;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Mise en œuvre</span>: par toute voie.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="text-decoration: underline;">c. Loi du 14 août 2000 relative au commerce électronique</span></p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Champ d&#8217;application</span>: Contrat conclus par voie électronique entre un professionnel et un consommateur;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Délai</span>: 7 jours ouvrables à partir de la réception du bien;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Délais à défaut d&#8217;information préalable sur l&#8217;existence du droit de rétractation</span>: 3 mois à partir de la réception du bien; en cas de confirmation de l&#8217;information à l&#8217;intérieur du délai de 3 mois, le délai de rétractation est de 7 jours à compter du jour de la réception de l&#8217;information;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Mise en œuvre</span>: sur tout support durable.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="text-decoration: underline;">d. Loi du 9 août 1993 réglementant le crédit à la consommation</span></p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Champ d&#8217;application</span>: Contrat de crédit à la consommation consenti  par un fournisseur, c&#8217;est-à-dire par tout prêteur autre qu&#8217;un établissement de crédit qui, en effectuant des ventes de biens consent un crédit à la consommation dans le cadre de l&#8217;exercice de ses activités commerciales ou professionnelles, le contrat de crédit à la consommation étant défini comme un contrat en vertu duquel un prêteur consent ou  s&#8217;engage à consentir à un consommateur un crédit sous forme d&#8217;un délai de paiement, d&#8217;un prêt ou de toute autre facilité de paiement;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Délai</span>: 2 jours à partir de la conclusion du crédit auprès d&#8217;un fournisseur;</p>
<p style="padding-left: 60px;"><span style="color: #333399;">Mise en œuvre</span>: par écrit, le délai étant observé si la déclaration de révocation est remise à la poste le dernier jour.</p>
<p>Manifestement, les trois premiers textes cités ne s&#8217;appliqueront guère dans le contexte d&#8217;une vente automobile. En effet, pour ce type de biens, la vente à distance et le commerce électronique ne sont pas (encore?) entrés dans les mœurs. Les ventes de voiture sont conclues dans les concessions des constructeurs, où l&#8217;acheteur a pu examiner un modèle d&#8217;exposition et même – le plus souvent – l&#8217;essayer.</p>
<p>En revanche, la loi sur le crédit à la consommation est importante dans ce contexte, car le prix d&#8217;une voiture dépasse le budget courant de plupart des ménages et la vente se fera donc souvent à crédit. Mais quels sont précisément les cas d&#8217;application de la faculté de rétractation prévue par ce texte (page suivante).</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="text-decoration: underline;">B. Analyse des textes et portée réelle du droit de rétractation dans le contexte de l&#8217;achat à crédit d&#8217;une voiture</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;article 18 de la loi du 9 août 1993 réglementant le crédit à la consommation dispose que:</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Dans les contrats de crédit à la consommation visés par le présent chapitre, l’acheteur est autorisé de plein droit à se départir par écrit du contrat dans un délai de deux jours; le délai est observé si la déclaration de révocation est remise à la poste le dernier jour.</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>(&#8230;)</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Avant le délai de révocation, l’acheteur ne peut utiliser la chose lui remise que dans la mesure usuelle pour un examen en bonne et due forme, faute de quoi la vente est réputée parfaite.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;">A priori ce texte paraît parfaitement protéger le consommateur.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la mesure où une grande partie des ventes automobiles sont financées à l’aide d’un crédit, on pourrait donc croire que l’article 18 de la loi de 1993 sur le crédit à la consommation est de nature à permettre à de nombreux consommateurs de se rétracter de l’achat de leur véhicule, même si le contrat de vente ne s’est formé ni par démarchage à domicile, ni à distance, ni par voie électronique.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais à y regarder de plus près, une question vient à l&#8217;esprit: quels sont donc «les contrats de crédit à la consommation visés par le présent chapitre»? Et c&#8217;est effectivement là que le bât blesse.</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte cité ne s’applique en effet que dans l’hypothèse d’un contrat de crédit à la consommation consenti  par un fournisseur, c&#8217;est-à-dire par tout prêteur autre qu&#8217;un établissement de crédit qui, en effectuant des ventes de biens consent un crédit à la consommation dans le cadre de l&#8217;exercice de ses activités commerciales ou professionnelles, le contrat de crédit à la consommation étant défini comme un contrat en vertu duquel un prêteur consent ou s&#8217;engage à consentir à un consommateur un crédit sous forme d&#8217;un délai de paiement, d&#8217;un prêt ou de toute autre facilité de paiement</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="background-color: #99ccff;"><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #99ccff;">Dès lors que le vendeur de la voiture et le prêteur ne sont pas la même personne, le droit de rétractation n&#8217;existe plus</span></span><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #99ccff;">.</span></span></span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;">Et, comme tout le monde le sait, c&#8217;est de loin le cas de figure le plus courant, puisque les financements sont en règle générale proposés soit par une banque, soit par un organisme de financement dépendant du constructeur. Contrairement à ce qui se passe pour d&#8217;autres produits de consommation – on pense par exemple aux appareils électroménagers où les offres de paiements échelonné sont fréquentes – il est rare de voir un concessionnaire de voitures faire lui-même crédit à l&#8217;acheteur.</p>
<p style="text-align: justify;">En d’autres termes, le droit de se rétracter du crédit et de la vente qui en dépend n’existe que dans le cas où c’est le vendeur lui-même qui consent le crédit, hypothèse qui devrait rarement se rencontrer en pratique, alors que, dans la plupart des cas, ce n’est pas le vendeur lui-même qui consent le crédit, mais un établissement de crédit tiers, même si, en pratique, les deux contrats sont souvent formés en même temps et lieu.</p>
<div style="border: 1px solid black; float: center; width: 90%; margin: 12px; padding: 12px;">
<p style="text-align: justify;">On le voit, la matière est très complexe. Aussi, nous ne pouvons que recommander à toute personne qui rencontre un problème de ce type de se faire conseiller par un professionnel du droit, et ce dans un délai rapproché.</p>
<p style="text-align: justify;">Une remarque finale importante: Nous avons choisi de faire ici abstraction des hypothèses de nullité du contrat – l&#8217;erreur et le dol notamment – qui résultent du droit des contrats. Il peut cependant se présenter des cas de figure où le contrat de vente d&#8217;une voiture est affecté d&#8217;un vice qui entraînera sa nullité. Là encore, il faut recommander à tout personne qui estime avoir été trompée lors de la signature d&#8217;un contrat, de chercher le conseil d&#8217;un professionnel du droit.</p>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Taux des intérêts de retard sur des créances résultant de transactions commerciales.</title>
		<link>http://blog.thewes-reuter.lu/?p=287</link>
		<comments>http://blog.thewes-reuter.lu/?p=287#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 17 Jan 2011 09:53:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Marthoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[Droit de la consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Droit privé]]></category>
		<category><![CDATA[Droit public]]></category>
		<category><![CDATA[Marchés publics]]></category>
		<category><![CDATA[Créances commerciales]]></category>
		<category><![CDATA[Grand-Duché de Luxembourg]]></category>
		<category><![CDATA[Intérêts de retard]]></category>

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		<description><![CDATA[Le taux marginal des intérêts sur des créances en retard résultant de transactions commerciales vient d&#8217;être publié au Mémorial B de ce lundi 17 janvier 2011. Ce taux marginal est maintenu à 1. Pendant le 1er semestre 2011 le taux applicable aux transactions commerciales est donc de 8% l&#8217;an. Depuis l&#8217;entrée en vigueur de la [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le taux marginal des intérêts sur des créances en retard résultant de transactions commerciales vient d&#8217;être publié au Mémorial B de ce lundi 17 janvier 2011. Ce taux marginal est maintenu à 1. Pendant le 1<sup>er</sup> semestre 2011 le taux applicable aux transactions commerciales est donc de 8% l&#8217;an.<span id="more-287"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis l&#8217;entrée en vigueur de la loi modifiée du 18 avril 2004 relative aux délais de paiement et aux intérêts de retard, le taux d&#8217;intérêt applicable aux <span style="background-color: #99ccff;">créances des transactions commerciales</span> entre des entreprises ou entre des entreprises et des pouvoirs publics établis dans la Communauté européenne est déterminé comme suit: le taux directeur de la Banque centrale européenne majoré de la marge, sauf dispositions contraires figurant dans le contrat. La loi prévoit la publication de ce taux au début de chaque semestre (chapitre 1<sup>er</sup> de la loi, articles 1er à 10).</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne faut pas confondre le taux du sur les créances commerciales avec le taux de l&#8217;intérêt légal applicable aux <span style="background-color: #99ccff;">créances résultant de contrats conclus entre un professionnel et un consommateur</span> (chapitre 2 de la loi, articles 11 à 15). Le taux de l&#8217;intérêt légal applicable pour l&#8217;année civile 2011 n&#8217;a pas encore été publié mais le sera sans doute dans les jours qui viennent. Ce taux était, pour l&#8217;année 2010, de 3,50 %.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour un rappel des principes applicables en la matière, v. Marc Thewes, <em>Les nouvelles règles en matière de délais de paiement</em>, Lien: <a target="_blank" href="http://www.droit.lu/wp-content/uploads/Regles_de_paiement.pdf">Article</a></p>
<p style="text-align: justify;">Voici un tableau récapitulatif du taux d&#8217;intérêts applicable aux <span style="background-color: #99ccff;">créances commerciales</span> depuis 2000:</p>
<table class="wp-oembed" style="width: 120px; height: 1px; border: 1px solid #ffffff;" border="1" cellspacing="1" cellpadding="5" frame="border" align="center">
<tbody>
<tr>
<th style="width: 15px;" scope="col"><span style="font-size: small;">Date</span></th>
<th style="width: 15px;" scope="col"><span style="font-size: small;">Taux</span></th>
<th></th>
</tr>
<tr>
<td style="width: 15px;" align="left" scope="col"><span style="font-size: small;">01/01/2000</span></td>
<td style="width: 15px;" align="right" scope="col"><span style="font-size: small;">5,00</span></td>
<td style="width: 15px;" align="right" scope="col">%</td>
</tr>
<tr>
<td align="left"><span style="font-size: small;">01/01/2001</span></td>
<td align="right"><span style="font-size: small;">5,75</span></td>
<td align="right">%</td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">01/01/2002</span></td>
<td align="right"><span style="font-size: small;">5,00 </span></td>
<td>%</td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">01/01/2004</span></td>
<td align="right"><span style="font-size: small;">4,75 </span></td>
<td>%</td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">10/05/2004</span></td>
<td align="right"><span style="font-size: small;">9,02</span></td>
<td>%</td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">01/01/2005</span></td>
<td align="right"><span style="font-size: small;">9,01</span></td>
<td>%</td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">01/01/2006</span></td>
<td align="right"><span style="font-size: small;">9,25 </span></td>
<td>%</td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">01/07/2006</span></td>
<td align="right"><span style="font-size: small;">9,83 </span></td>
<td>%</td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">01/01/2007</span></td>
<td align="right"><span style="font-size: small;">10,58 </span></td>
<td>%</td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">01/07/2007</span></td>
<td align="right"><span style="font-size: small;">11,07 </span></td>
<td>%</td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">01/01/2008</span></td>
<td align="right"><span style="font-size: small;">11,20 </span></td>
<td>%</td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">01/07/2008</span></td>
<td align="right"><span style="font-size: small;">11,07 </span></td>
<td>%</td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">01/01/2009</span></td>
<td align="right"><span style="font-size: small;">9,50 </span></td>
<td>%</td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">01/07/2009</span></td>
<td align="right"><span style="font-size: small;">8,00 </span></td>
<td>%</td>
</tr>
<tr>
<td>0<span style="font-size: small;">1/01/2010</span></td>
<td align="right"><span style="font-size: small;">8,00</span></td>
<td><span style="font-size: small;">%</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">01/07/2010</span></td>
<td align="right"><span style="font-size: small;">8,00</span></td>
<td><span style="font-size: small;">%</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">01/01/2011</span></td>
<td align="right"><span style="font-size: small;">8,00</span></td>
<td><span style="font-size: small;">%</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
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]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Quel juge pour le contentieux des commandes par Internet?</title>
		<link>http://blog.thewes-reuter.lu/?p=161</link>
		<comments>http://blog.thewes-reuter.lu/?p=161#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 Jan 2011 14:10:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Thewes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de la consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Droit européen]]></category>
		<category><![CDATA[Droit privé]]></category>
		<category><![CDATA[Contrat conclu par internet]]></category>
		<category><![CDATA[Juge compétent]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.thewes-reuter.lu/?p=161</guid>
		<description><![CDATA[Avec le développement du commerce électronique, les frontières nationales paraissent sans importance. Pourtant, lorsque naît un litige à propos d&#8217;un produit ou d&#8217;un service commandé par l&#8217;Internet, la question de savoir quel juge national sera compétent pour toiser le litige se posera bien vite. Les règles communes en la matière prévoient que les actions qui [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-70" style="margin: 10px;" title="Cour de Justice de l'Union européenne" src="http://blog.thewes-reuter.lu/wp-content/uploads/parvis.jpg" alt="" width="195" height="130" />Avec le développement du commerce électronique, les frontières nationales paraissent sans importance. Pourtant, lorsque naît un litige à propos d&#8217;un produit ou d&#8217;un service commandé par l&#8217;Internet, la question de savoir quel juge national sera compétent pour toiser le litige se posera bien vite.</p>
<p>Les règles communes en la matière prévoient que les actions qui visent des personnes domiciliées dans un autre Etat membre doivent, en règle générale, être menées devant les juridictions de cet Etat<sup><a href="http://blog.thewes-reuter.lu/?p=161#footnote_0_161" id="identifier_0_161" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="R&egrave;glement (CE) 44/2001, Article 2">1</a></sup>. Si les relations entre parties sont contractuelles, les tribunaux du lieu où l&#8217;obligation contractuelle a été ou devait être exécutée sont également compétents<sup><a href="http://blog.thewes-reuter.lu/?p=161#footnote_1_161" id="identifier_1_161" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="R&egrave;glement (CE) 44/2001, Article 5">2</a></sup>.</p>
<p>Lorsque l&#8217;acheteur est un consommateur, des règles de protection particulières trouvent application. Le consommateur qui a trait avec un commerçant étranger pourra en effet, par exception, saisir les tribunaux de son propre pays si le commerçant <em>«exerce des activités commerciales ou professionnelles dans l’État membre sur le territoire duquel le consommateur a son domicile ou qui, par tout moyen, dirige ces activités vers cet État membre ou vers plusieurs États, dont cet État membre, et que le contrat entre dans le cadre de ces activités»</em><sup><a href="http://blog.thewes-reuter.lu/?p=161#footnote_2_161" id="identifier_2_161" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="R&egrave;glement (CE) 44/2001, Article 15">3</a></sup>.</p>
<p>La publication d&#8217;un site internet accessible par les consommateurs d&#8217;un Etat membre donné représentante-t-elle une telle «activité dirigée vers cet Etat membre»?</p>
<p><span id="more-161"></span></p>
<p>La Cour de Justice de l&#8217;Union européenne a été saisie de cette question dans deux affaires qui peuvent être résumés comme ceci:</p>
<blockquote><p><em> A</em><em>ffaire C-585/08</em></p>
<p>M. Pammer, domicilié en Autriche, a voulu voyager à bord d&#8217;un bateau cargo de Trieste (Italie) à destination de l&#8217;Extrême-Orient. Il a donc réservé un voyage auprès de la société allemande Reederei Karl Schlüter par l&#8217;intermédiaire d&#8217;une agence de voyage allemande spécialisée dans la vente sur Internet de voyages en cargo. M. Pammer a refusé d’embarquer au motif que les conditions offertes sur le bateau ne correspondaient pas, selon lui, à la description qu&#8217;il avait reçue de l&#8217;agence et il a demandé le remboursement du prix qu’il avait acquitté pour ce voyage. Reederei Karl Schlüter n’ayant remboursé qu’une partie de ce prix, M. Pammer avait saisi les juridictions autrichiennes devant lesquelles la société allemande a soulevé une exception d&#8217;incompétence au motif qu&#8217;elle n&#8217;exerce aucune activité professionnelle ou commerciale en Autriche.</p>
<p><em>Affaire C-144/09 </em></p>
<p>M. Heller, résidant en Allemagne, a réservé plusieurs chambres, pour une durée d&#8217;une semaine, dans l&#8217;Hotel Alpenhof, un hôtel situé en Autriche. Cette réservation a été effectuée par courrier électronique grâce à une adresse indiquée sur le site Internet de l&#8217;hôtel que M. Heller avait consulté. M. Heller a mis en cause les services de l&#8217;hôtel et a quitté les lieux sans avoir réglé sa facture. L&#8217;hôtel a alors introduit une action devant les juridictions autrichiennes pour obtenir le paiement de la facture. M. Heller a soulevé une exception d&#8217;incompétence en estimant que, en sa qualité de consommateur résidant en Allemagne, il ne peut être assigné que devant les juridictions allemandes<sup><a href="http://blog.thewes-reuter.lu/?p=161#footnote_3_161" id="identifier_3_161" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nous citons le Communiqu&eacute; de presse n&deg; 118/10 de la Cour de Justice de l&rsquo;Union europ&eacute;enne.">4</a></sup> .</p></blockquote>
<p>Dans les deux affaires, la question de savoir si le fait qu&#8217;un commerçant utilise un site Internet pour communiquer avec les consommateurs déclenche l&#8217;application de l&#8217;exception de l&#8217;article 15.</p>
<p>Pour la Cour:</p>
<blockquote><p>Les modes de publicité classiques (&#8230;) impliquent l’engagement de dépenses parfois importantes de la part du commerçant pour se faire connaître dans d’autres États membres et démontrent, de ce fait même, une volonté du commerçant de diriger son activité vers ces derniers.</p>
<p>Cette volonté n’est, en revanche, pas toujours présente dans le cas de la publicité au moyen d’Internet. Ce mode de communication ayant par nature une portée mondiale, une publicité faite sur un site Internet par un commerçant est en principe accessible dans tous les États et, par conséquent, dans l’ensemble de l’Union européenne sans qu’il soit nécessaire d’exposer des dépenses supplémentaires et indépendamment de la volonté du commerçant de cibler ou non des consommateurs au-delà du territoire de l’État membre dans lequel il est établi.</p></blockquote>
<p>La Cour répond donc à la question préjudicielle posée:</p>
<blockquote><p>Afin de déterminer si un commerçant, dont l’activité est présentée sur son site Internet ou sur celui d’un intermédiaire, peut être considéré comme «dirigeant» son activité vers l’État membre sur le territoire duquel le consommateur a son domicile, au sens de l’article 15, paragraphe 1, sous c), du règlement n° 44/2001, il convient de vérifier si, avant la conclusion éventuelle d’un contrat avec le consommateur, il ressort de ces sites Internet et de l’activité globale du commerçant que ce dernier envisageait de commercer avec des consommateurs domiciliés dans un ou plusieurs États membres, dont celui dans lequel ce consommateur a son domicile, en ce sens qu’il était disposé à conclure un contrat avec eux.</p>
<p>Les éléments suivants, dont la liste n’est pas exhaustive, sont susceptibles de constituer des indices permettant de considérer que l’activité du commerçant est dirigée vers l’État membre du domicile du consommateur, à savoir la nature internationale de l’activité, la mention d’itinéraires à partir d’autres États membres pour se rendre au lieu où le commerçant est établi, l’utilisation d’une langue ou d’une monnaie autres que la langue ou la monnaie habituellement utilisées dans l’État membre dans lequel est établi le commerçant avec la possibilité de réserver et de confirmer la réservation dans cette autre langue, la mention de coordonnées téléphoniques avec l’indication d’un préfixe international, l’engagement de dépenses dans un service de référencement sur Internet afin de faciliter aux consommateurs domiciliés dans d’autres États membres l’accès au site du commerçant ou à celui de son intermédiaire, l’utilisation d’un nom de domaine de premier niveau autre que celui de l’État membre où le commerçant est établi et la mention d’une clientèle internationale composée de clients domiciliés dans différents États membres. Il appartient au juge national de vérifier l’existence de tels indices.</p>
<p>En revanche, la simple accessibilité du site Internet du commerçant ou de celui de l’intermédiaire dans l’État membre sur le territoire duquel le consommateur est domicilié est insuffisante. Il en va de même de la mention d’une adresse électronique ainsi que d’autres coordonnées ou de l’emploi d’une langue ou d’une monnaie qui sont la langue et/ou la monnaie habituellement utilisées dans l’État membre dans lequel le commerçant est établi<sup><a href="http://blog.thewes-reuter.lu/?p=161#footnote_4_161" id="identifier_4_161" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="CJUE, 7 d&eacute;cembre 2010, affaires jointes C-585/08, C-144/09">5</a></sup>.</p></blockquote>
Note: There is an email link embedded within this post, please visit this post to email it.
<p>(Photo: Cour de Justice de l&#8217;Union européenne)</p>
Notes<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_161" class="footnote">Règlement (CE) 44/2001, Article 2</li><li id="footnote_1_161" class="footnote">Règlement (CE) 44/2001, Article 5</li><li id="footnote_2_161" class="footnote">Règlement (CE) 44/2001, Article 15</li><li id="footnote_3_161" class="footnote">Nous citons le Communiqué de presse n° 118/10 de la Cour de Justice de l&#8217;Union européenne.</li><li id="footnote_4_161" class="footnote">CJUE, 7 décembre 2010, affaires jointes C-585/08, C-144/09</li></ol>]]></content:encoded>
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