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	<title>THEWES &#38; REUTER BLOG &#187; Thewes &amp; Reuter Legal News Informations juridiques</title>
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	<description>Legal news Luxembourg by Thewes &#38; Reuter, Avocats à la Cour</description>
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		<title>La Chambre du conseil valide la diffusion d&#8217;enregistrements vidéo dans l&#8217;intérêt d&#8217;une enquête de police</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 06:38:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Thewes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit à l'image]]></category>
		<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Protection de la vie privée]]></category>
		<category><![CDATA[Diffusion dans la presse d'un enregistrement vidéo d'une agression dans un train]]></category>
		<category><![CDATA[juge d'instruction]]></category>

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		<description><![CDATA[On se souvient qu&#8217;en janvier de cette année la police luxembourgeoise avait diffusé, sur l&#8217;internet et à la télévision, l&#8217;enregistrement vidéo d&#8217;un agression survenue dans un train en décembre dernier. Cette mesure, qui avait été ordonnée par le juge d&#8217;instruction en charge de l&#8217;enquête pour essayer d&#8217;identifier les personnes impliquées, constituait une première au Grand-Duché [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>On se souvient qu&#8217;en janvier de cette année la police luxembourgeoise avait diffusé, sur l&#8217;internet et à la télévision, l&#8217;enregistrement vidéo d&#8217;un agression survenue dans un train en décembre dernier.</p>
<p>Cette mesure, qui avait été ordonnée par le juge d&#8217;instruction en charge de l&#8217;enquête pour essayer d&#8217;identifier les personnes impliquées, constituait une première au Grand-Duché de Luxembourg. Elle ne manqua pas d&#8217;être discutée, et ce notamment sous l&#8217;angle de l&#8217;atteinte potentielle à l&#8217;image et à vie privée des personnes visibles, et identifiables – c&#8217;est le but! – sur l&#8217;enregistrement.</p>
<p>Le recours en annulation introduit par une personne concernée vient cependant d&#8217;être rejeté par la Chambre du conseil de la Cour d&#8217;appel par un arrêt du 24 avril 2012.</p>
<p>La juridiction a d&#8217;abord vérifié qu&#8217;elle était bien compétente pour examiner la demande. Les juges de première instance avaient en effet considéré qu&#8217;ils ne pouvaient pas examiner la demande portée devant eux. Pour la Cour d&#8217;appel, cette conclusion était cependant erronée:</p>
<blockquote><p>La Chambre du conseil du tribunal d’arrondissement a compétence pour connaître de telles demandes en nullité, pour apprécier les motifs exposés par le demandeur pour justifier l’annulation et pour décider s’il y a lieu de faire droit à la demande d’annulation. C’est donc à tort que la Chambre du conseil s’est déclarée incompétente pour connaître de la demande et que le parquet général a conclu à la confirmation de l’ordonnance.</p></blockquote>
<p>La Chambre du conseil de a Cour d&#8217;appel vérifia ensuite que les caméras qui avaient capté la scène étaient bien autorisées par la Commission nationale pour la protection des données. Tel semble bien être le cas:</p>
<blockquote><p>Suivant les deux extraits du registre public tenu en ligne par la Commission nationale pour la protection des données, conformément à l’article 15, paragraphe 4, de la loi modifiée du 2 août 2002 relative à la protection des personnes à l’égard du traitement des données à caractère personnel, versés en première instance par le parquet, la surveillance et l’enregistrement de la surveillance par l’établissement CFL sont autorisés.</p></blockquote>
<p>Sur la substance, à savoir s&#8217;il est licite qu&#8217;un juge d&#8217;instruction fasse diffuser dans la presse et les media les images de l&#8217;infraction qu&#8217;il est chargé d&#8217;instruire, la Chambre du conseil retient que la loi n&#8217;interdit pas au juge d&#8217;instruction de procéder de la sorte:</p>
<blockquote><p>Ni l’article 35 du Code d’instruction criminelle, ni l’article 8 de ce Code, dispositions qui ne régissent pas la conduite de l’enquête par le juge d’instruction, ni aucune autre disposition légale n’interdisent de manière absolue au juge d’instruction de procéder à la publication de documents de surveillance enregistrés afin d’identifier l’auteur d’une infraction pénale.</p></blockquote>
<p>La mesure ordonnée par le juge d&#8217;instruction aurait probablement encore pu être annulée s&#8217;il y avait eu, en l&#8217;espèce, une atteinte démesurée ou illégitime à un droit protégé de la personne qui introduisait le recours. Cette question n&#8217;est cependant pas réellement abordée dans l&#8217;arrêt, la Cour constatant que</p>
<blockquote><p>Aucun élément particulier permettant de conclure à une publication critiquable au regard de droits protégés excluant le recours à la publication dans le cadre de l’instruction pénale dont le juge d’instruction est saisi n’est ni allégué ni établi.</p></blockquote>
<p>(Chambre du conseil de la Cour d&#8217;appel, 24 avril 2012, n° 254/12)</p>
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		<title>Un irresponsable peut-il être inculpé?</title>
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		<pubDate>Wed, 25 May 2011 07:44:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Pouliquen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[Droit processuel]]></category>
		<category><![CDATA[article 71 du Code pénal]]></category>
		<category><![CDATA[Inculpation]]></category>
		<category><![CDATA[juge d'instruction]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité pénale]]></category>
		<category><![CDATA[troubles mentaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Un récent arrêt (n° 324/11) de la Chambre du conseil de la Cour d&#8217;appel de Luxembourg vient d&#8217;apporter quelques éléments de réponse. Les conseillers devaient toiser les actes d&#8217;appel relevés par le Parquet et la partie civile contre une ordonnance de la Chambre du conseil du Tribunal d&#8217;arrondissement de et à Luxembourg qui s&#8217;était déclarée [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Un récent arrêt (n° 324/11) de la Chambre du conseil de la Cour d&#8217;appel de Luxembourg vient d&#8217;apporter quelques éléments de réponse.</p>
<p style="text-align: justify">Les conseillers devaient toiser les actes d&#8217;appel relevés par le Parquet et la partie civile contre une ordonnance de la Chambre du conseil du Tribunal d&#8217;arrondissement de et à Luxembourg qui s&#8217;était déclarée incompétente. Les premiers juges intervenaient à l&#8217;issue d&#8217;une instruction qui avait révélé l&#8217;état mentalement déficient d&#8217;un homme à qui il était reproché d&#8217;avoir fait une dénonciation calomnieuse écrite à autorité, délit visé par l&#8217;article 445 du Code pénal.</p>
<p style="text-align: justify">Un juge d&#8217;instruction avait été saisi suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée par la victime de la dénonciation. Le magistrat avait posé des actes d&#8217;instruction en ordonnant la saisie d&#8217;un dossier médical et l&#8217;audition du médecin psychiatre traitant le dénonciateur. Il résultait de ces éléments d&#8217;enquête que le dénonciateur souffrait de troubles mentaux graves abolissant son discernement et le contrôle de ses actes. Le Procureur d&#8217;Etat estimait dans son réquisitoire introductif qu&#8217;il  était dès lors inutile d&#8217;interroger l&#8217;auteur de la calomnie.</p>
<p style="text-align: justify">Les juges de la juridiction d&#8217;instruction de première instance avaient cependant relevé <span style="text-decoration: underline">l&#8217;absence d&#8217;inculpation</span> par le magistrat instructeur et s&#8217;étaient déclarés <span style="text-decoration: underline">incompétents</span> pour déclarer l&#8217;irresponsabilité pénale du dénonciateur.</p>
<p style="text-align: justify">Il n&#8217;y a pas de définition légale de l&#8217;inculpation. Le Code d&#8217;instruction criminelle ne décrit ni la teneur de cet acte, ni le moment auquel il doit intervenir. La jurisprudence a donc du combler cette lacune et elle retient que la personne contre laquelle le Ministère public a requis nommément une information est partie à l&#8217;instance et doit être considérée comme inculpée, bien qu&#8217;elle n&#8217;ait pas été entendue par le juge d&#8217;instruction dans les conditions prévues par la loi.</p>
<p style="text-align: justify">C&#8217;est en effet lors de l&#8217;interrogatoire que le juge d&#8217;instruction fait connaître à l&#8217;inculpé les faits qui lui sont reprochés et fait ainsi naître des droits dans le chef de l&#8217;inculpé.</p>
<p style="text-align: justify">Or comment peut-on exiger qu&#8217;un homme affecté d&#8217;un trouble mental grave puisse recevoir notification de son inculpation? Comment cet homme pourrait-il comprendre sa situation juridique? En outre, l&#8217;article 71 du Code pénal ne se réfère pas à un inculpé, mais vise une personne:</p>
<blockquote><p>&#8220;N&#8217;est pas pénalement responsable la <span style="text-decoration: underline">personne</span> qui était atteinte, au moment des faits, de troubles mentaux ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes.&#8221;</p></blockquote>
<p style="text-align: justify">Après avoir constaté que l&#8217;enquête a révélé des charges suffisantes de culpabilité à l&#8217;égard de Monsieur P. d&#8217;avoir été l&#8217;auteur des faits lui reprochés par le plaignant, les conseillers de la Chambre du conseil de la Cour d&#8217;appel relèvent que le dossier médical et l&#8217;audition du médecin traitant révèlent que Monsieur P. souffre de troubles mentaux graves abolissant son discernement et le contrôle de ses actes.</p>
<p style="text-align: justify">Les juridictions d&#8217;instruction doivent en effet faire ce constat préalable. Un précédent arrêt (n° 825/10) de la Chambre du conseil de la Cour d&#8217;appel de Luxembourg avait, en novembre 2010, précisé que</p>
<blockquote><p>&#8220;la juridiction d’instruction ne peut constater l’irresponsabilité pénale d’une personne inculpée qu’au moment où elle est appelée à décider s’il existe des charges suffisantes permettant de croire que l’inculpé a commis les faits dans les circonstances de réalisation qui tombent sous l’application de la loi pénale.&#8221;</p></blockquote>
<p style="text-align: justify">Les conseillers apportent cette fois une nouvelle précision et décident que</p>
<blockquote><p>&#8221; l&#8217;application de l&#8217;article 71 alinéa 1er du Code pénal <span style="text-decoration: underline">ne nécessitant pas d&#8217;inculpation préalable</span>, il y a lieu de dire, par réformation de l&#8217;ordonnance entreprise, que Monsieur P. n&#8217;est pas pénalement responsable des faits que l&#8217;enquête a révélé, alors qu&#8217;il fut atteint à ce moment de troubles mentaux graves ayant aboli son discernement et le contrôle de ses actes.&#8221;</p></blockquote>
<p style="text-align: justify">Les conseillers de la Chambre du conseil siégeant en instance d&#8217;appel se déclarent compétents et arrivent à la conclusion qu&#8217;il n&#8217;y a pas lieu à suivre.</p>
<p style="text-align: justify">&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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